La Vouli approuve le plan Tsipras, les créanciers bien disposés

samedi 11 juillet 2015 08h03
 

par Angeliki Koutantou et Renee Maltezou

ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a obtenu aux premières heures de samedi le soutien du Parlement grec à son programme de réformes présenté aux créanciers du pays dans le but d'obtenir un nouveau plan de sauvetage.

Ces mesures ont également reçu un premier avis favorable des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international qui ont passé la journée de vendredi à les disséquer.

Fort de cet avis favorable, l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro se réunit samedi après-midi à Bruxelles à partir de 15h00 (13h00 GMT) pour examiner les conditions d'un renflouement de la Grèce.

Les experts de la BCE, de la CE et du FMI ont chiffré à 74 milliards d'euros les besoins financiers de la Grèce pour faire face à ses obligations. Alexis Tsipras a demandé une aide de 53,5 milliards d'euros sur les trois prochaines années.

Une source au sein de la zone euro a déclaré qu'il était désormais "100% certain" que les ministres seraient d'accord pour lancer des négociations. Parallèlement, ils étudieront aussi une aide à court terme pour dépanner la Grèce en attendant que le nouveau prêt sur trois ans sollicité par Alexis Tsipras ait été accepté et que les fonds soient effectivement déboursés.

Alors que les banques grecques sont fermées et sont complètement dépendantes d'une ligne de crédit de la BCE, le plan Tsipras est considéré comme la dernière chance d'éviter un effondrement du système financier et une éviction de la Grèce de la zone euro.

Alexis Tsipras a obtenu le soutien de la Vouli à une confortable majorité - avec 251 voix sur 300 - mais le chef du gouvernement de la gauche radicale n'a pas fait le plein des voix de son parti, Syriza et a dû compter sur le vote des partis d'opposition pro-européens et notamment de Nouvelle démocratie.

Les figures les plus à gauche de Syriza avaient signalé avant le vote qu'elles ne pouvaient soutenir la hausse de la fiscalité et la baisse des dépenses proposées par Alexis Tsipras après le rejet sans appel par les Grecs de mesures similaires lors du référendum de dimanche dernier.   Suite...

 
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a obtenu le soutien du Parlement à son programme de réformes présenté aux créanciers du pays dans le but d'obtenir un nouveau plan de sauvetage. /Photo prise le 11 juillet 2015/REUTERS/Christian Hartmann