Vers une restructuration des banques grecques, Grexit ou pas

jeudi 9 juillet 2015 09h53
 

par John O'Donnell

FRANCFORT (Reuters) - Certaines des grandes banques grecques devront être fermées et reprises par des concurrents plus solides dans le cadre d'une nécessaire restructuration du secteur quelle que soit l'issue des négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, ont dit à Reuters des représentants des autorités européennes.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro et de l'Union européenne se réuniront en sommet dimanche pour tenter de parvenir à un accord présenté comme celui de la dernière chance pour éviter une sortie de la Grèce de la zone euro.

Mais, quelle que soit l'issue des négociations, certaines banques grecques, ébranlées par les turbulences politiques et économiques que traverse le pays, risque d'être fermées et d'être fusionnées avec des concurrents plus solides, ont déclaré des représentants des autorités européennes, qui ont requis l'anonymat.

L'un d'entre eux a dit que sur les quatre grandes banques grecques, Banque nationale de Grèce, Eurobank, Banque du Pirée et Alpha Bank, il pourrait n'en rester que deux, une telle restructuration risquant de susciter une vive résistance d'Athènes en raison de ses effets sur l'emploi.

Sans remettre en cause la nécessité d'une consolidation du secteur, une autre source a estimé qu'elle pourrait se faire sur la durée.

"L'économie grecque est en ruine. Cela signifie que les banques ont besoin de repartir de zéro", a dit la première source ajoutant qu'une action rapide serait nécessaire en cas d'accord entre Athènes et la zone euro.

"Chypre pourrait servir de modèle", a ajouté cette source. Le plan de renflouement de Chypre s'est accompagné de la fermeture de l'une des deux principales banques du pays.

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Des représentants des autorités européennes estiment que certaines des grandes banques grecques devront être fermées et reprises par des concurrents plus solides dans le cadre d'une nécessaire restructuration du secteur quelle que soit l'issue des négociations en cours entre Athènes et ses créanciers. /Photo prise le 8 juillet 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis