Les Bourses chinoises, en partie paralysées, chutent encore

mercredi 8 juillet 2015 11h26
 

par Samuel Shen et Brenda Goh

SHANGHAI (Reuters) - Les Bourses chinoises ont poursuivi leur chute mercredi pour tomber à des plus bas en quatre mois, les investisseurs continuant de vendre massivement petites et grandes valeurs en dépit des mesures prises par les autorités pour stabiliser les marchés.

Près de la moitié des sociétés chinoises cotées ont suspendu leur cotation pour se mettre à l'abri de la correction.

Le mouvement de panique s'est par ailleurs propagé à Hong Kong, où l'indice Hang Seng qui a clôturé en baisse de 5,84% et commence aussi à inquiéter la Bourse de Tokyo, qui a connu sa plus mauvaise séance depuis mars 2014 avec un recul de 3,14% de l'indice Nikkei.

L'indice Shanghai Composite a clôturé en baisse de 5,91% à 3.507 points et l'indice CSI300 des grandes valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen a chuté de 6,75% à 3.663,04.

Signe de la puissance du courant vendeur, les trois futures sur indices chinois ont, pour leur livraison juillet, dépassé leur limite de baisse autorisée (-10%).

La décision de nombreuses sociétés de ne pas coter a ajouté à la panique et Deng Ge, porte-parole de la Commission de réglementation boursière, a aussi inquiété en évoquant sur son compte Weibo (le "Twitter chinois") un mouvement vendeur "irrationnel".

Plus de 500 firmes cotées en Chine ont annoncé la suspension de leur cotation mercredi, portant leur nombre à environ 1.300, soit près de la moitié des 2.800 valeurs "A" de la Chine.

"Je n'ai jamais vu ce genre de dégonflement, il n'y a plus du tout de liquidités", déclare Du Changchun, analyste chez Northeast Securities.   Suite...

 
A Hong Kong, écran affichant la clôture (-5,84%) de l'indice Hang Seng.  Les Bourses chinoises ont poursuivi leur chute mercredi pour tomber à des plus bas en quatre mois, les investisseurs continuant de vendre massivement petites et grandes valeurs en dépit des mesures prises par les autorités pour stabiliser les marchés. /Photo prise le 8 juillet 2015/REUTERS/Tyrone Siu