Avec l'éolien en mer, STX veut marcher "sur ses deux pieds"

mardi 7 juillet 2015 17h04
 

par Guillaume Frouin

NANTES (Reuters) - Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ont inauguré mardi leur usine dédiée aux énergies marines renouvelables, concrétisant une diversification opérée il y a cinq ans, au moment de la pire crise de leur histoire.

Baptisée Anemos (vent en grec ancien), cette unité, qui a été construite aux côtés du futur Harmony of the Seas, le plus gros paquebot au monde, sera spécialisée dans la fabrication des sous-stations électriques et des fondations d'éoliennes en mer.

D'ici 2020, quelque 250 salariés – sur les 2.400 que comptent actuellement les ex-Chantiers de l'Atlantique – devraient travailler dans cette "usine du futur", qui s'est donné pour objectif d'apporter à elle seule 20% du chiffre d'affaires annuel de STX France, soit 200 millions d'euros.

L'entreprise a d'ailleurs annoncé mardi la signature d'une commande ferme et d'une lettre d'intention de commande de deux sous-stations électriques de 500 mégawatts, pour deux clients d'Europe du nord dont le nom n'a pas été révélé. Livrables fin 2017 et début 2018, elles représenteront un demi-million d'heures de travail pour STX et ses partenaires.

"Avec cette nouvelle usine et ces commandes significatives à l'export, nous faisons plus que croire à la 'croissance verte', nous voulons en être l'incarnation", a ainsi déclaré dans son discours Frédéric Grizaud, directeur de la branche de STX dédiée aux énergies marines renouvelables.

Il a rappelé que la diversification opérée en 2010 par les chantiers navals de Saint-Nazaire n'avaient rien d'une simple "décision d'opportunité".

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Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ont inauguré mardi leur usine dédiée aux énergies marines renouvelables, concrétisant une diversification opérée il y a cinq ans, au moment de la pire crise de leur histoire. /Photo prise le 17 février 2015/REUTERS/Stéphane Mahé