Après le "non" grec, la reprise des discussions est l'enjeu n°1

lundi 6 juillet 2015 14h17
 

par Renee Maltezou et John O'Donnell

ATHÈNES (Reuters) - Au lendemain de la nette victoire du "non" au référendum grec, la démission du ministre des Finances, Yanis Varoufakis, entretient l'espoir d'une reprise des négociations entre Athènes et ses créanciers pour éviter une faillite du pays et sa sortie de la zone euro.

Yanis Varoufakis, auquel son attitude et son discours valaient l'inimitié de bon nombre de ses homologues de l'Eurogroupe, a expliqué son départ en disant avoir été informé d'une "certaine préférence" de plusieurs membres de la zone euro pour son "absence" aux réunions ministérielles.

"J'estime qu'il est de mon devoir d'aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il le jugera adéquat, le capital que le peuple grec nous a accordé lors du référendum d'hier (dimanche)", a-t-il écrit sur son blog. "Et j'assumerai avec fierté le mépris des créanciers."

Le nom du remplaçant de Yanis Varoufakis n'est pas encore connu mais Euclide Tsakalatos, l'actuel coordonnateur des négociations avec les créanciers, est considéré comme favori; le nom de Georges Stathakis, le ministre de l'Economie, a également été cité.

Si certains observateurs et dirigeants politiques européens voient la victoire à plus de 61% du "non" dimanche comme une étape vers la sortie de la Grèce de la zone euro, d'autres espèrent que le gouvernement grec et ses créanciers reprendront rapidement les pourparlers.

LE SORT DES BANQUES GRECQUES DÉPEND TOUJOURS DE LA BCE

Dimanche soir, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a salué un choix "très courageux" des électeurs grecs en ajoutant: "Le mandat que vous m'avez confié n'est pas un mandat de rupture avec l'Europe mais un mandat qui renforce notre position de négociation afin de chercher une solution viable".   Suite...

 
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à son arrivée au palais présidentiel où est organisée une réunion des dirigeants des différents partis politiques du pays après la large victoire du "non" au référendum organisé dimanche sur les propositions mises au point par les créanciers de la Grèce. La reprise des négociations entre Athènes et ses créanciers pour éviter une faillite du pays et sa sortie de la zone euro est désormais l'enjeu numéro un.  /Photo prise le 6 juillet 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis