L'euro résiste après le "non" grec

lundi 6 juillet 2015 11h06
 

par Patrick Graham

LONDRES (Reuters) - L'euro résiste sur le marché des changes lundi au lendemain du rejet massif par les Grecs des propositions des créanciers internationaux lors du référendum organisé par Athènes, les cambistes réservant leur jugement sur un éventuel maintien de la Grèce au sein de la zone euro.

La monnaie unique européenne est tombée sous le seuil de 1,10 dollar au cours de la séance asiatique, une fois connue la victoire du "non" que de nombreuses banques internationales considéraient comme le catalyseur d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

L'euro a toutefois rapidement rebondi, cédant moins de 0,40% à 1,1069 vers 08h30 GMT, soutenu par l'annonce de la démission du ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.

Son maintien en poste aurait pu constituer un obstacle à la recherche d'un compromis, son attitude et ses prises de position étant jugées provocatrices par un nombre croissant de ses interlocuteurs.

"Pour moi, tout va dépendre de la manière dont (la chancelière allemande Angela) Merkel va vouloir jouer le coup. Le départ de Varoufakis suggère des négociations plus en douceur", a dit Richard Benson, co-responsable des investissements de Millenium Global.

Il a souligné comme d'autres que l'incertitude liée à l'issue du référendum grec est susceptible de dégrader les perspectives économiques en Europe.

La Banque centrale européenne a par ailleurs annoncé par la voix de Benoît Coeuré, membre de son directoire, qu'elle était prête à utiliser si nécessaire des mesures supplémentaires.

"L'euro se reprend après la chute post-référendum, mais cela occulte sa vulnérabilité dans les prochains jours", a dit Josh O'Byrne, stratégiste changes chez Citi.   Suite...

 
L'euro résiste sur le marché des changes lundi au lendemain du  rejet massif par les Grecs des propositions des créanciers internationaux lors du référendum organisé par Athènes, les cambistes réservant leur jugement sur un éventuel maintien de la Grèce au sein de la zone euro. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Macdiarmid