Les Grecs votent sur leur avenir politique et financier

dimanche 5 juillet 2015 17h16
 

par Deepa Babington et George Georgiopoulos

ATHENES (Reuters) - Les Grecs ont commencé à voter dimanche pour ou contre le plan de sauvetage "argent frais contre réformes" proposé par leurs créanciers, un référendum à l'issue incertaine qui pourrait ouvrir la voie à une sortie du pays de la zone euro après cinq années d'austérité.

Les enquêtes d'opinion n'ont pas permis de dégager une tendance claire avant ce scrutin qui est observé dans toutes les capitales occidentales.

Les Grecs apparaissent divisés entre les partisans du "non" prôné par le Premier ministre Alexis Tsipras, qui appelle à refuser le plan des créanciers qu'il qualifie d'"humiliation", et les défenseurs du "oui", convaincus qu'un "Grexit" serait pire que la poursuite d'un programme de rigueur budgétaire.

Pour les créanciers et les partenaires européens, une victoire du "non" ouvrirait la voie à une sortie de la Grèce de la zone euro et à une onde de choc sur les marchés financiers.

"Demain, nous aurons ouvert une nouvelle voie pour tous les peuples d'Europe, une route qui ramène aux valeurs fondatrices de la démocratie et de la solidarité en Europe", a déclaré Alexis Tsipras, après avoir voté à Athènes.

Un "non", estime le jeune Premier ministre de la gauche radicale, "enverra un message de détermination, non seulement pour rester en Europe mais pour vivre avec dignité en Europe".

C'est une population en colère et épuisée par les mesures d'austérité qui est appelée à se prononcer au moment où le gouvernement a instauré un contrôle des capitaux et ordonné la fermeture des banques depuis lundi.

"Nous appelez ça dignité, de faire la queue devant les distributeurs de billets pour quelques euros?", rétorque Yannis Kontis, 76 ans, après avoir voté à Athènes. "J'ai voté "oui" pour que nous puissions rester en Europe", ajoute ce retraité.   Suite...

 
Les Grecs votaient dimanche pour ou contre le plan de sauvetage "argent frais contre réformes" proposé par leurs créanciers, un référendum à l'issue incertaine qui pourrait ouvrir la voie à une sortie du pays de la zone euro après cinq années d'austérité. /Photo prise le 5 juillet 2015/REUTERS/Christian Hartmann