Les Bourses européennes terminent en baisse, Paris cède 1,63%

mardi 30 juin 2015 18h08
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en baisse mardi mais au-dessus de leurs plus bas du jour, dans l'espoir d'un accord de la dernière chance entre la Grèce et ses créanciers internationaux avant l'expiration, en fin de journée, du programme de renflouement dont bénéficie Athènes.

L'espoir d'un ultime rebondissement a même poussé les indices en territoire positif à la mi-journée mais ils sont ensuite retombés dans le rouge, après avoir déjà connu lundi leur plus mauvaise séance depuis 2011.

Le CAC 40, en baisse de 3,7% la veille, a encore perdu 79,62 points, soit 1,63%, à 4.790,20 après avoir évolué entre des extrêmes de 4.789 et 4.849. L'indice phare de la Bourse parisienne a perdu 4,35% au total sur le mois de juin et 4,84% sur l'ensemble du deuxième trimestre.

Le Footsie britannique a cédé 1,50% et le Dax allemand 1,25%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 lâchait 1,29% et le FTSEurofirst 300 0,93%.

Madrid et Milan ont lâché 0,78% et 0,48% respectivement mais la Bourse portugaise a pris 0,39%. La Bourse grecque, elle, est restée fermée comme la veille.

Alors que la Grèce dit ne pas avoir les moyens de rembourser un prêt de 1,6 milliard d'euros du Fonds monétaire international arrivant à échéance à minuit heure de Washington, la Commission européenne a présenté une ultime offre de compromis prévoyant que le gouvernement d'Alexis Tsipras s'engage par écrit à accepter la dernière version de la proposition des "institutions" et à mener campagne pour les faire accepter lors du référendum de dimanche prochain, en échange de quoi ses partenaires de la zone euro accepteraient de discuter d'un réexamen de la dette grecque.

La Grèce a également annoncé avoir soumis des propositions, sur lesquelles les ministres des Finances de la zone euro échangeront par téléconférence à 19h00.

"Les messages contradictoires augmentent la nervosité des investisseurs et on risque de connaître encore beaucoup de volatilité dans les prochains jours", dit Peter Dixon, stratège actions chez Commerzbank. "La possibilité d'un accord est mince, mais elle existe."

Pour d'autres stratèges et gérants, cette situation tendue constitue paradoxalement une opportunité d'achat.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES