30 juin 2015 / 14:15 / il y a 2 ans

La CE fait une dernière offre à Athènes, Merkel dubitative

La Commission européenne a présenté à Athènes une offre de la dernière chance afin de tenter de parvenir à un accord "argent frais contre réformes" avant l'expiration ce mardi de l'actuel programme de renflouement, une démarche qui a surpris Berlin où certains jugent qu'il est trop tard. /Photo prise le 29 juin 2015/Yannis Behrakis

ATHÈNES (Reuters) - La Commission européenne a présenté à Athènes une offre de la dernière chance afin de tenter de parvenir à un accord "argent frais contre réformes" avant l'expiration ce mardi de l'actuel programme de renflouement, une démarche qui a surpris Berlin où certains jugent qu'il est trop tard.

Athènes doit rembourser 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international d'ici minuit heure de Washington (mercredi 04h00 GMT), mais le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a prévenu que cette somme ne serait pas remboursée à la date prévue.

Selon les termes de l'offre présentée à Athènes, le gouvernement d'Alexis Tsipras devrait s'engager par écrit à accepter la dernière version de la proposition des "institutions", celle rendue publique dimanche par la Commission, et à mener campagne pour les faire accepter lors du référendum prévu dimanche prochain.

S'il l'accepte, les ministres des Finances de la zone euro pourraient se réunir en urgence dans la journée de mardi et adopter une déclaration réaffirmant leur engagement pris en 2012 de discuter d'un réexamen de la dette grecque, que le gouvernement issu du parti de la gauche anti-austérité Syriza réclame depuis des mois.

Ce réexamen porterait sur un allongement des maturités des prêts (leur échéance), une réduction des taux d'intérêt et une prolongation du moratoire sur le paiement des intérêts des crédits débloqués par la zone euro et serait mis en oeuvre au mois d'octobre.

NOUVELLE CONTRE-OFFRE D'ATHÈNES

Selon le quotidien grec Ekathimerini, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a examiné l'offre de dernière minute avancée par la Commission européenne.

Les services du Premier ministre grec ont annoncé dans l'après-midi de mardi avoir proposé un accord sur deux ans avec le Mécanisme européen de stabilité (MES) pour couvrir ses besoins financiers avec, en parallèle, une restructuration de la dette.

L'objectif, ajoutent les services du chef du gouvernement, est de faire en sorte que la Grèce demeure dans la zone euro.

L'existence d'offre de la Commission a semblé surprendre un certain nombre d'acteurs, à commencer par la chancelière allemande Angela Merkel a dit ne pas être au courant d'une d'une quelconque offre de dernière minute présentée au gouvernement grec.

"Tout ce que je sais, c'est que la dernière offre dont je suis informée remonte à vendredi dernier", a dit la chancelière allemande lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre du Kosovo.

"Il n'y aura rien de neuf aujourd'hui sur la Grèce", a-t-elle encore dit, citée par une source proche de la situation.

Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a au contraire laissé entendre que la porte des négociations n'était pas encore totalement refermée.

"Il y a encore quelques heures pendant lesquelles, en dialogue avec le gouvernement grec, nous pouvons essayer de trouver une solution qui soit une solution bonne pour la Grèce et bonne pour l'Europe", a-t-il dit lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"C'est d'abord et avant tout à cela que je me consacre aujourd'hui, et non pas à faire des hypothèses sur tel ou tel résultat du référendum."

Nicolas Delame pour le service français

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