Juncker exhorte les Grecs à dire "oui" à l'offre des créanciers

lundi 29 juin 2015 14h41
 

BRUXELLES (Reuters) - Le président de la Commission européenne a exhorté lundi les citoyens grecs à mesurer l'importance des concessions faites par leurs créanciers et à approuver lors du référendum de dimanche le projet d'accord que leur gouvernement a rejeté.

"Il ne faut pas se suicider parce qu'on a peur de la mort", a dit Jean-Claude Juncker lors d'une conférence de presse après l'échec des négociations samedi dernier. "Je demande au peuple grec de voter oui, quelle que soit la question."

Il a accusé le gouvernement grec d'avoir quitté la table des négociations samedi avant que les pourparlers ne soient finalisés et d'avoir présenté une version dépassée du projet.

"Nous avons véritablement déplacé des montagnes jusqu'à la dernière minute, jusqu'à ce que les négociateurs grecs quittent la table des négociations", a ajouté Jean-Claude Juncker qui s'est dit "trahi" par le Premier ministre Alexis Tsipras.

"Après des mois de discussions, nous étions déterminés à trouver un accord, mais cette volonté a été brisée par la volonté de faire campagne du gouvernement grec, et, surtout, en ne disant pas toute la vérité", a-t-il ajouté.

Le président de la Commission s'est toutefois dit prêt à reprendre les pourparlers avant le référendum de dimanche et à convoquer pour cela les dirigeants de la zone euro.

Mais il n'y a aura pas de nouvelle proposition, a-t-il dit en insistant sur le fait que le gouvernement grec a présenté au parlement le projet d'accord tel qu'il était jeudi soir, sans tenir compte des progrès réalisés dans les deux jours suivants.

"Tous les éléments d'un accord crédible et global étaient sur la table", a dit le président de la Commission en estimant qu'il assurait la "justice sociale".

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exhorté lundi les citoyens grecs à mesurer l'importance des concessions faites par leurs créanciers et à approuver lors du référendum de dimanche le projet d'accord que leur gouvernement a rejeté. /Photo prise le 29 juin 2015/REUTERS/Yves Herman