Cameron creuse le déficit britannique à cinq mois des élections

mercredi 3 décembre 2014 17h33
 

par William Schomberg et William James et David Milliken

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a reconnu mercredi qu'il n'atteindrait pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire cette année et l'an prochain et il a annoncé une baisse des droits de mutation dans l'immobilier, une mesure emblématique d'allègement fiscal à cinq mois des élections législatives.

Le ministre des Finances, George Osborne, a réaffirmé que les finances publiques seraient ramenées à l'équilibre avant la fin de la décennie, un engagement qui suppose que les conservateurs emmenés par David Cameron remportent le scrutin de l'an prochain qui devrait avoir lieu le 7 mai.

Il a aussi annoncé de nouvelles mesures de lutte contre l'évasion fiscale, notamment une taxation exceptionnelle de 25% des profits artificiellement "délocalisés" à l'étranger. Parallèlement, les banques seront davantage imposées tandis que les compagnies pétrolières verront leur fiscalité légèrement réduite.

Dans son discours semestriel devant les députés, George Osborne a expliqué que le déficit budgétaire serait supérieur aux prévisions initiales sur l'exercice en cours (à fin septembre 2015) et le suivant mais qu'il se réduirait ensuite plus rapidement qu'anticipé jusque-là, le budget 2018-2019 devant être excédentaire.

Il s'agit de "sortir du rouge et passer dans le vert pour la première fois en une génération", a résumé le chancelier de l'Echiquier, parlant d'"un pays qui inspire confiance dans le monde parce qu'il s'efforce de vivre à la hauteur de ses moyens".

DES ALLÈGEMENTS POUR LES PARTICULIERS

Sur l'exercice en cours, le déficit budgétaire (basé sur le montant net des emprunts du secteur public, hors banques du secteur public) devrait être ramené à 5,0% du produit intérieur brut (PIB), après 5,6% en 2013-2014.   Suite...

 
Le texte du discours de révision budgétaire entre les mains du ministre britannique des Finances, George Osborne, qui a annoncé mercredi une série d'aménagements fiscaux, allant d'impôts supplémentaires pour les banques à des allègements pour les compagnies pétrolières. /Photo prise le 3 décembre 2014/REUTERS/Alastair Grant/pool