Les Bourses européennes finissent en ordre dispersé

mardi 2 décembre 2014 18h25
 

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé plutôt en hausse mardi, à la faveur d'un rebond des valeurs énergétiques porté par une remontée des cours du brut lundi après que ces derniers furent tombés à leur niveau le plus bas en cinq ans.

Toutefois, les contrats pétroliers étaient à nouveau dans le rouge au moment de la clôture des places européennes, cédant plus de 1%. Les cours du brut ont chuté de 40% depuis le mois de juin, en raison du déséquilibre entre une demande faible et une offre surabondante.

A Paris, l'indice CAC 40 a gagné 10,97 points (0,25%) à 4.388,30, terminant loin de son plus haut du jour à 4.422. Le FTSE londonien a pris 1,29% mais le Dax allemand a cédé 0,30%, avec deux de ses composantes, RWE et Bayer, qui ont accusé les plus forts reculs de l'indice EuroStoxx 50. L'indice Eurofirst 300 progresse de 0,49% et l'EuroStoxx 50 avance de 0,16%.

L'indice pétrolier et gazier européen a gagné 3,27%, soit la plus forte hausse sectorielle, mais il n'en reste pas moins en baisse de plus de 20% depuis juin.

En dépit du maelström qui agite le secteur pétrolier, et qui touche plus particulièrement les sociétés parapétrolières, gérants et stratèges s'accordent à penser que celui-ci aura un impact positif à long terme sur la croissance mondiale.

"Chaque fois que le pétrole perd 10 dollars, l'impact sur la croissance des économies développées est de l'ordre de 0,2% en moyenne", relève Mathieu L'Hoir, stratège d'Axa Investment Managers.

Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international, avait pareillement estimé lundi que les économies développées importatrices de pétrole devraient se réjouir de la situation. Une chute de 30% des cours pourrait signifier 0,8% de croissance en plus pour les Etats-Unis, l'Europe, le Japon ou la Chine, avait-elle dit.

Cette évolution est en revanche préoccupante pour les régions où plane le spectre de la déflation, comme la zone euro, dont l'inflation annuelle n'est que de 0,3%.

A Wall Street, la hausse des cours est plus nette, portée par une poignée d'opérations de fusion-acquisition. Ici aussi, le secteur de l'énergie semble se reprendre avec un indice sectoriel en hausse de 1,2%, la plus forte parmi les dix principaux secteurs économiques de l'indice S&P.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES