Oral de rattrapage jeudi pour l'ex-bon élève Publicis

mardi 2 décembre 2014 16h07
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - A l'été 2013, sur la terrasse de Publicis dominant l'Arc de Triomphe, Maurice Lévy célébrait le mariage annoncé de son groupe avec l'américain Omnicom qui devait lui permettre de dominer le marché mondial de la publicité.

Un an et demi plus tard, Publicis est redevenu célibataire, ses clients se sont fait volages et les dernier résultats ont fortement déçu la communauté financière avec pour corollaire un cours de Bourse à la traîne du reste du secteur.

A la tête du numéro trois mondial de la publicité depuis près de 30 ans, Maurice Lévy, qui s'adressera aux analystes financiers jeudi, est sous pression pour convaincre les investisseurs que le français a la capacité de rebondir en solo.

"La seule réponse crédible sera un redressement de la croissance organique en 2015. Il faut que cela soit visible dans les chiffres. L'enjeu le plus important c'est de stabiliser les pertes de clients, chez Razorfish en particulier", estime Conor O'Shea, analyste à Kepler Cheuvreux.

Maurice Lévy, qui a expliqué les maux de Publicis par la mobilisation de ses dirigeants sur le projet avorté de fusion, a promis un redressement progressif l'an prochain.

Pour faire repartir la machine, il a conclu le mois dernier le rachat du "joyau" américain Sapient pour 3,7 milliards de dollars mais la plus grosse acquisition de Publicis de ces dix dernières années a été diversement appréciée.

"Nous aurions préféré voir Publicis résoudre ses difficultés opérationnelles avant de s'embarquer dans une grosse opération", résumaient ainsi les analystes d'Exane BNP Paribas dans une note.

Au dernier trimestre, Publicis a affiché une anémique croissance organique de 1%, une contre-performance qui ne peut s'expliquer seulement par l'échec de la fusion d'autant que l'ex-fiancé Omnicom a, lui, affiché une insolente croissance de 6,5%.   Suite...

 
A la tête du numéro trois mondial de la publicité depuis près de 30 ans, Maurice Lévy, qui s'adressera aux analystes financiers jeudi, devra convaincre les investisseurs que Publicis a la capacité de rebondir en solo après l'échec du mariage avec Omnicom. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes