Fosun tente de l'emporter en offrant 23,50 dollars pour Club Med

lundi 1 décembre 2014 19h45
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le milliardaire chinois Guo Guangchang, propriétaire de Fosun, a lancé une nouvelle surenchère sur le Club Méditerranée lundi, dernière étape d'une homérique bataille qui l'oppose au financier italien Andrea Bonomi pour le contrôle du groupe de loisirs.

A quelques heures de la limite imposée par l'Autorité des marchés financiers (AMF), Gaillon II, véhicule d'investissement de Fosun, allié au management de l'entreprise, a déposé une offre à 23,50 euros par action, avec l'appui du Brésilien Nelson Tanure, valorisant le Club à 897 millions d'euros.

Fosun a opté pour la stratégie des petits pas, proposant 50 centimes de mieux que les 23 euros offerts par Andrea Bonomi, qui valorisaient le groupe à 874 millions.

Plus d'un an après avoir lancé une première OPA, à seulement 17 euros, Guo Guangchang ne renonce pas, associé cette fois-ci à Nelson Tanure qui pourrait prendre une participation allant jusqu'à 20% du capital de Gaillon II.

A ce jour, cet engagement n'étant pas encore finalisé, Gaillon II est détenu à 81,3% par Fosun, à 6,2% par le fonds Ardian, l'allié de sa première offre, à 3,1% par le management du Club et à 9,4% par le tour-opérateur chinois U-Tour.

Une surenchère était largement attendue par le marché qui table sur une poursuite de cette bataille acharnée, la plus longue de l'histoire boursière française.

En Bourse, le titre Club Med poursuit ainsi sa hausse, s'échangeant au-dessus de 23,50 euros, à 23,90 euros vers 17h30.

Les niveaux de valorisation atteints laissent pourtant nombre d'observateurs perplexes, certains estimant que cette guerre revêt une dimension personnelle.   Suite...

 
Le milliardaire chinois Guo Guangchang, propriétaire de Fosun, a lancé une nouvelle surenchère sur le Club Méditerranée lundi, à 23,50 euros par action, dernière étape d'une bataille homérique qui l'oppose au financier italien Andrea Bonomi pour le contrôle du groupe de loisirs. /Photo prise le 1er décembre 2014/REUTERS/Charles Platiau