Le Brésil sort de la récession,les inquiétudes persistent

vendredi 28 novembre 2014 16h58
 

par Silvio Cascione

BRASILIA (Reuters) - L'économie brésilienne est sortie péniblement d'une brève récession, affichant une croissance de 0,1% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, montrent les statistiques officielles publiées vendredi.

La croissance du trimestre juillet-septembre est toutefois inférieure aux attentes puisque la médiane des estimations de 36 économistes interrogés par Reuters la donnait à 0,3%.

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) avait diminué de 0,6% après une baisse de 0,2% sur janvier-mars, faisant entrer la première économie d'Amérique latine dans la récession.

La récession se définit par deux trimestres consécutifs de contraction.

"Techniquement, oui, nous sommes sortis de récession. Mais en réalité, il s'agit de stagnation", a déclaré José Francisco de Lima Goncalves, chef économiste chez Banco Fator.

La croissance du troisième trimestre a été tirée principalement par une forte augmentation de 1,3% des dépenses publiques. Ce coup de pouce devrait prendre fin avec la réélection à la présidence du Brésil de Dilma Rousseff, qui cherche à restaurer la confiance des marchés et à éviter une dégradation de la note du pays.

"Le Brésil se traîne, au lieu de sortir franchement de la récession", a commenté Neil Shearing, économiste chargé des marchés émergents chez Capital Economics, à Londres.

L'économie du Brésil a déçu depuis 2011, avec une croissance plus de deux fois plus faible que sa moyenne annuelle de la décennie précédente. La demande mondiale de matières premières a baissé, l'inflation est restée résolument élevée et le sentiment des investisseurs s'est dégradé en raison des interventions répétées, souvent imprévisibles, de l'Etat dans le secteur privé.   Suite...

 
L'économie brésilienne est sortie péniblement d'une brève récession, affichant une croissance de 0,1% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents. /Photo prise le 27 juin REUTERS/Amr Abdallah Dalsh