La CE prête à sanctionner la France en cas d'absence de réformes

vendredi 28 novembre 2014 19h59
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a averti vendredi la France qu'elle n'hésiterait pas à la sanctionner si elle ne met pas rapidement en oeuvre des réformes structurelles pour améliorer tant ses perspectives de croissance que ses finances publiques.

L'exécutif européen a reporté à mars son jugement sur les projets de budget 2015 de la France mais aussi de l'Italie et de la Belgique, des pays qui risquent selon lui d'enfreindre les règles européennes en matière de déficits et de dette.

L'Espagne, Malte, l'Autriche et le Portugal sont également concernés.

Le nouveau commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a indiqué que l'exécutif européen avait besoin de données supplémentaires avant de prononcer un jugement définitif.

"Se donner du temps pour écouter et ajuster était à notre sens politiquement et économiquement justifié mais ce temps qui reste ne peut pas être du temps perdu", a-t-il averti.

"Il faut que les choses avancent d'ici mars", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Dans le cas contraire, "la Commission n'hésitera pas à prendre ses responsabilités."

Il s'exprimait plus particulièrement sur la France, qui a renoncé à ramener son déficit public sous 3% du produit intérieur brut en 2015 comme elle s'y était engagée après avoir obtenu un délai de deux ans pour y parvenir. L'Italie et la Belgique sont également dans le collimateur de la Commission pour leur niveau de dette publique.

Ces pays seront jugés début mars sur leur exécution budgétaire 2014, leurs budgets 2015 tels qu'ils auront été votés et "la documentation détaillée que nous attendons encore" des programmes de réformes structurelles qu'ils se sont engagés à mettre en oeuvre, a souligné Pierre Moscovici.

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La Commission européenne a averti vendredi la France qu'elle n'hésiterait pas à la sanctionner si elle ne met pas rapidement en oeuvre des réformes structurelles pour améliorer tant ses perspectives de croissance que ses finances publiques. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler