Le plan Juncker suscite espoir et scepticisme à Strasbourg

mercredi 26 novembre 2014 15h39
 

par Gilbert Reilhac

STRASBOURG (Reuters) - Salué par le centre droit et une partie de la gauche du Parlement européen, le plan d’investissement de 300 milliards d’euros présenté mercredi par Jean-Claude Juncker suscite un certain scepticisme sur ses capacités à relancer la croissance.

A Paris, le gouvernement français a salué ce qu'il présente comme un "premier pas" qui peut encore être amélioré.

Le président de la Commission européenne a présenté mercredi à Strasbourg ce Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) qui devrait permettre de mobiliser 315 milliards d’euros sur trois ans.

Il disposera pour cela d’un capital garanti de 21 milliards d’euros apportés pour 16 milliards par le budget de l’UE et pour cinq milliards par la Banque européenne d’investissement. Chaque euro public est supposé générer 15 euros d’investissement privé selon une estimation qualifiée de "prudente" par la Commission.

La garantie de 21 milliards d'euros doit ainsi permettre d'en lever 63, donc trois fois plus, sur les marchés afin de réaliser les premiers investissements - prêts, participations directes ou indirectes, entre autres. La Commission espère que la contribution du secteur privé multipliera ensuite ce montant par cinq, pour arriver à 315 milliards.

"C’est un plan réaliste et ambitieux. Nous devons envoyer un message aux Européens et au reste du monde disant que l’Europe est revenue aux affaires", a dit Jean-Claude Juncker devant les députés européens réunis en session plénière.

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté mercredi à Strasbourg, le Fonds européen pour les investissements stratégiques qui devrait permettre de mobiliser 315 milliards d’euros sur trois ans. /Photo prise le 26 novembre 2014/REUTERS/Vincent Kessler