Les Bourses européennes finissent en ordre dispersé

mardi 25 novembre 2014 18h06
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont connu mardi des fortunes diverses avec des hausses pour Paris et Francfort, portées par les valeurs bancaires, tandis que Londres, ralentie par les minières, finissait pratiquement inchangée.

Deutsche Bank et BNP Paribas ont ainsi pris respectivement 1,85 et 1,83% sur fond d'attentes grandissantes de nouvelles mesures de stimulation de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

"Les déclarations fortes faites récemment par (le président de la BCE) Mario Draghi semblent ouvrir la voie à l'achat de dette privée ou souveraine", explique Alexandre Baradez, analyste de marché chez IG France. "Il y a très peu de chances de voir la BCE faire machine arrière tant que l'inflation ne remonte pas et cela va soutenir les indices boursiers à moyen terme', ajoute-t-il.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,32% (13,87 points) à 4.382,31 points. Le Dax s'adjuge 0,77% à Francfort. A Londres, le FTSE, moins sensible aux attentes concernant la zone euro, a fini de justesse dans le vert (+0,02%).

Les indices européens ponctuent une séance contrastée avec -0,01% pour l'Eurofirst 300 et +0,45% pour l'EuroStoxx 50.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street évoluait sur une note hésitante. La Bourse de New York avait ouvert en hausse après un chiffre de la croissance américaine au troisième trimestre revu à la hausse en deuxième estimation mais la tendance s'est inversée après la publication d'un indice de confiance du consommateur moins bon que prévu.

Même si les grands indices de la zone euro apparaissent désormais surachetés aux yeux des investisseurs, ils sont encore soutenus par le rebond du climat des affaires en novembre en France au lendemain de l'amélioration du moral des chef d'entreprise allemands.

Lui aussi affecté vendredi par les propos du président de la BCE, l'euro a poursuivi son léger rebond amorcé lundi, évoluant désormais autour de 1,2475 dollar.

Les déclarations de Mario Draghi animent aussi le marché obligataire, entraînant les rendements obligataires de plusieurs pays de la zone euro, notamment l'Espagne et le Portugal, vers des plus bas historiques.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES