Halliburton achète Baker Hughes pour 34,6 milliards de dollars

lundi 17 novembre 2014 19h55
 

par Swetha Gopinath

(Reuters) - Le groupe américain de services pétroliers Halliburton a annoncé lundi le rachat de son compatriote Baker Hughes pour 34,6 milliards de dollars (27,7 milliards d'euros) afin de créer un nouveau géant du secteur et d'en défier le numéro un, Schlumberger, au moment où la baisse du baril pèse sur l'activité.

Halliburton s'est efforcé de rassurer sur sa capacité à surmonter les obstacles réglementaires à son projet, se disant prêt à céder des actifs pour apaiser les craintes des autorités de la concurrence en Asie, en Europe et en Amérique.

En se fondant sur les derniers résultats des deux groupes, l'opération créerait un mastodonte dont le chiffre d'affaires (51,8 milliards proforma) dépasserait celui de Schlumberger (45,3 milliards).

Conséquence de la baisse de près d'un tiers du cours du baril depuis juin, la demande de services de forage a reculé et les cours de Bourse du secteur ont souffert. Ces facteurs ont alimenté les spéculations sur la concentration du marché afin de compenser cette dégradation du marché.

Le directeur général d'Halliburton, Dave Lesar, a déclaré que le nouvel ensemble serait plus résistant et en mesure d'offrir à ses clients une offre plus large à l'échelle mondiale.

"Être plus fort est préférable, quel que soit l'état du marché", a-t-il dit à Reuters. "Nous sommes dans un secteur cyclique."

Son groupe a précisé que, si cela lui était réclamé, il était prêt à se séparer d'activités générant 7,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Il pense cependant que les autorités de la concurrence réclameront "nettement moins".

"Au bout du compte, nous n'aurions pas conclu cette opération si nous ne pensions qu'elle est réalisable d'un point de vue réglementaire", a dit Dave Lesar lors d'une téléconférence.   Suite...

 
Halliburton, le numéro deux mondial des services pétroliers, acquiert son compatriote Baker Hughes, le numéro trois, pour 34,6 milliards de dollars (27,7 milliards d'euros) en numéraire et en actions. /Photo d'archives/REUTERS/Richard Carson