L'économie de la zone euro résiste mais reste faible

vendredi 14 novembre 2014 16h19
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - L'économie de la zone euro a connu un troisième trimestre 2014 moins pénible que prévu, la France dépassant les prévisions et l'Allemagne évitant la récession, mais sa croissance reste si faible qu'elle pourrait nécessiter de nouvelles mesures de soutien.

L'institut européen de la statistique Eurostat a annoncé vendredi que le produit intérieur brut (PIB) des 18 pays membres de la zone euro avait augmenté de 0,2% au troisième trimestre par rapport au précédent, là où les économistes s'attendaient à 0,1% comme en avril-juin.

Sur un an, la croissance de la zone euro est de 0,8%, comme au deuxième trimestre.

"L'économie de la zone euro continue de croître mais à un rythme d'escargot", commente Nick Kounis, économiste chez ABN AMRO. "Il semble que nous ayons devant nous un lent rétablissement plutôt qu'une troisième récession."

Eurostat a confirmé sa précédente estimation d'inflation pour octobre, à seulement 0,4%, soit toujours loin de l'objectif que s'est fixé la Banque centrale européenne (BCE), à savoir un taux inférieur à mais proche de 2%.

Aux yeux des économistes, cette croissance de l'activité reste non seulement faible mais elle devrait encore ralentir vers la fin de l'année. La plupart d'entre eux s'attendent donc toujours à de nouvelles mesures de soutien à l'activité de la part de la BCE, y compris un programme d'assouplissement quantitatif passant par l'achat de dettes souveraines.

"La reprise reste fragile et timide", écrit Barclays dans une note. "Dans ce contexte, nous continuons de croire que la BCE sera contrainte de mettre en oeuvre des mesures supplémentaires de soutien (...) d'ici la fin du premier trimestre 2015."

Les dernières statistiques disponibles présagent en outre une croissance encore molle de 0,1% au dernier trimestre 2014 avant un lent redressement en 2015.   Suite...

 
L'économie de la zone euro a connu un troisième trimestre 2014 moins pénible que prévu, la France dépassant les prévisions et l'Allemagne évitant la récession, mais sa croissance reste si faible qu'elle pourrait nécessiter de nouvelles mesures de soutien. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach