Eurostar veut aller jusqu'à Marseille

jeudi 13 novembre 2014 21h04
 

LONDRES (Reuters) - Eurostar a annoncé jeudi un investissement supplémentaire de 300 millions de livres (378 millions d'euros) pour l'acquisition de sept trains qui lui permettront d'atteindre de nouvelles destinations plus lointaines comme Marseille.

Vingt ans après l'ouverture du Tunnel sous la Manche, l'opérateur ferroviaire a présenté jeudi ses nouvelles rames dont l'achat s'inscrit dans un plan d'investissement global d'un milliard de livres.

Eurostar contrôle aujourd'hui environ 80% du marché des liaisons entre Paris, Londres et Bruxelles, transport aérien compris, un marché qui selon l'opérateur a doublé en 20 ans.

"Je ne crois pas qu'on puisse aller beaucoup plus haut. La croissance pour nous n'est plus sur Paris ou Bruxelles, elle est au-delà de ces destinations", a déclaré le directeur général d'Eurostar, Nicolas Petrovic, dans une interview.

Il a cité notamment Marseille et Amsterdam.

"Il nous faut convaincre de nouveaux passagers d'essayer nos services et de passer de l'aérien au rail. Il nous faut créer de nouveaux marchés qui n'existaient pas avant", a-t-il dit.

Les nouvelles rames de Siemens offriront aux passagers plus d'espace pour les jambes et le wi-fi sera disponible dans toutes les voitures.

Reste à voir si cela fonctionnera. L'expérience montre qu'au-delà d'un trajet de deux heures et demie, ce qui sera le cas pour Marseille ou Amsterdam, les passagers tendent à préférer l'avion.

Eurostar est détenu à 55% par la SNCF, à 40% par l'Etat britannique - qui a mis sa participation en vente le mois dernier - et à 5% par la Belgique.

(Sarah Young, avec Andrew Callus à Paris, Véronique Tison pour le service français)

 
Nouvelle rame d'Eurostar fabriquée par Siemens. Eurostar a annoncé jeudi un investissement supplémentaire de 300 millions de livres (378 millions d'euros) pour l'acquisition de sept trains qui lui permettront d'atteindre de nouvelles destinations plus lointaines comme Marseille. /Photo prise le 13 novembre 2014/REUTERS/Andrew Winning