A l'Opep, l'inquiétude semble monter face à la baisse du baril

mardi 11 novembre 2014 20h35
 

par Alex Lawler et Rania El Gamal et David Sheppard

LONDRES/ABOU DHABI (Reuters) - Les positions commencent à évoluer au sein de l'Opep à l'approche de la réunion ministérielle du 27 novembre sur l'opportunité de réduire la production pour soutenir les cours, expliquent certains de ses délégués.

Le secrétaire général de l'organisation, Abdallah Al Badri, a appelé mardi les marchés à ne pas paniquer face à la baisse du prix du baril de Brent, tombé à près de 81 dollars, au plus bas depuis quatre ans. Quant au ministre koweïtien du Pétrole, il a jugé peu probable une réduction des quotas à l'issue de la réunion de Vienne.

Mais en privé, un nombre croissant de délégués de l'Opep commencent à évoquer la nécessité d'une initiative touchant à la production, même s'ils reconnaissent qu'il sera difficile d'aboutir à un accord.

"Ce sera une réunion importante, une réunion difficile", a dit un délégué de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, évoquant l'éventualité d'un accord pour "ramener la production au niveau des quotas" faute d'un consensus sur une baisse de l'objectif de production.

Un tel accord impliquerait une diminution d'environ 500.000 barils par jour (bpj), soit l'excédent de production actuel par rapport à l'objectif de 30 millions de bpj que s'est fixé le cartel, selon ses propres chiffres.

Les cours du brut sur les marchés internationaux ont chuté d'environ 30% depuis juin, à cause entre autres de l'essor de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis. Mais pour l'instant, seuls un représentant libyen à l'Opep, le Venezuela et l'Equateur ont plaidé pour une baisse de la production.

Le Koweït et l'Iran jugent une telle baisse improbable et la très influente Arabie saoudite ne s'est pas encore exprimée publiquement sur le sujet.

Les traders et les analystes spécialisés, eux, sont divisés sur la capacité de l'Opep à agir pour faire remonter les prix.   Suite...

 
Le secrétaire général de l'Opep, Abdallah Al Badri, a appelé mardi les marchés à ne pas paniquer face à la baisse du prix du baril de Brent, tombé à près de 81 dollars, au plus bas depuis quatre ans.  Selon certains délégués de l'organisation, les positions commencent à évoluer à l'approche de la réunion ministérielle du 27 novembre sur l'opportunité de réduire la production pour soutenir les cours. /Photo prise le 6 novembre 2014/REUTERS/Heinz-Peter Bader