Wall Street s'interroge sur la bonne moisson de résultats

dimanche 9 novembre 2014 16h01
 

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - La saison des résultats qui arrive à son terme aux Etats-Unis devrait en principe avoir ravi les investisseurs puisque le nombre d'entreprises ayant eu des bénéfices supérieurs aux attentes a été le plus élevé depuis 2010.

Mais certains analystes prêchent contre tout excès d'optimisme en notant que le consensus n'a le plus souvent été battu que de très peu au troisième trimestre.

A ce stade, 88% des entreprises qui composent l'indice Standard & Poor's 500 ont publié leurs trimestriels et, parmi elles, 74% ont fait mieux qu'attendu, soit la meilleure performance depuis le deuxième trimestre 2010, selon les relevés de Thomson Reuters I/B/E/S. Mais si on exclut celles qui n'ont dépassé le consensus que de 5% ou moins, le chiffre tombe à 43%, selon les analystes de Patel.

Pour Patel, ce pourcentage montre qu'un nombre croissant d'entreprises "cherchent à soigner leur taux de réussite", peut-être pour masquer une faiblesse intrinsèque de leurs résultats. Et, ajoute le cabinet, celles qui n'ont dépassé le consensus que de 5% ou moins voient habituellement leur cours de Bourse baisser dans les trois jours qui suivent la publication des résultats.

"Le taux de dépassement du consensus est artificiellement élevé mais ce pourcentage reste très suivi par le marché. Les gens achètent et le marché monte, c'est aussi simple que cela", commente Patel.

Depuis le 8 octobre et le début des publications du troisième trimestre, le S&P-500 a progressé de plus de 3%. Depuis son point bas du 15 octobre, il a rebondi de 9,1% pour terminer vendredi à 2.031,92 points, nouvelle clôture record.

PRÉVISIONS EN BAISSE   Suite...

 
Si le nombre d'entreprises ayant dégagé des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes a été le plus élevé depuis 2010 au cours de la saison des résultats qui arrive à son terme aux Etats-Unis, certains analystes retiennent plutôt le fait que le consensus n'a le plus souvent été battu que de très peu au troisième trimestre. /Photo prise le 15 septembre 2014/REUTERS/Brendan McDermid