Les marchés européens se tendent, doutes sur la BCE

jeudi 16 octobre 2014 10h55
 

par John Geddie

LONDRES (Reuters) - Les coûts d'emprunt de certains des pays les plus endettés de la zone euro sont repartis à la hausse jeudi, les marchés financiers restant soumis à de fortes tensions face à la multiplication des signes de ralentissement de l'économie mondiale et à l'absence de soutien monétaire à brève échéance.

Le rendement des obligations grecques à 10 ans est repassé au-dessus de la barre symbolique de 8% pour la première fois depuis février. Vers 10h10, le rendement italien s'affichait en hausse de 13 points de base à 2,52%, l'espagnol en hausse de 10 points à 2,20% et le portugais prenait 11 points à 3,41%.

Les écarts de rendement de ces pays avec les titres allemands, considérés comme faisant partie des plus sûrs de la zone euro, sont à leur plus haut niveau depuis deux mois. Le rendement à 10 ans français, lui, s'affichait à 1,17%, contre 1,135% mercredi.

Les Bourses européennes, qui avaient perdu plus de 3% mercredi, ont débuté dans le vert mais ce rebond reste fragile: après une heure d'échanges, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prenait 0,1% et à Paris, l'indice CAC 40 était pratiquement inchangé, mais Milan cédait 0,65%, Madrid 0,87% et Athènes 1,57%.

Certains investisseurs commencent à s'interroger sur la capacité réelle de la Banque centrale européenne (BCE) à prévenir une nouvelle crise de la dette souveraine en zone euro.

"C'est un début (...) mais si le marché perd confiance dans ce que peut faire la politique monétaire pour endiguer le ralentissement de la croissance mondiale et le risque de déflation, cela pourrait devenir un problème bien plus grave", explique Mathias van der Jeugt, responsable de la stratégie taux de la banque KBC.

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Alors que les Bourses européennes rebondissement timidement, les coûts d'emprunt de certains des pays les plus endettés de la zone euro sont repartis à la hausse jeudi, les marchés financiers restant soumis à de fortes tensions face à la multiplication des signes de ralentissement de l'économie mondiale et à l'absence de soutien monétaire à brève échéance. /Photo prise le 16 octobre 2014/REUTERS/Remote