Matteo Renzi présente son budget, Bruxelles en embuscade

mercredi 15 octobre 2014 23h04
 

par Gavin Jones

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien a approuvé mercredi soir un projet de budget 2015 prévoyant 18 milliards d'euros d'allègements fiscaux qui ne devraient pas être du goût de la Commission européenne, cette dernière estimant que Rome doit faire davantage pour réduire sa dette.

Le projet de loi de Finances du président du Conseil, Matteo Renzi, confronté à une économie en berne, ne prévoit qu'une réduction marginale du déficit tout en augmentant les nouveaux emprunts pour favoriser la croissance.

Ce budget, qui propose, selon l'ancien maire de Florence, "la plus forte réduction d'impôt jamais tentée" dans le pays, a été transmis immédiatement à la Commission européenne pour respecter le délai fixé au 15 octobre.

Matteo Renzi a déclaré qu'il pensait que Bruxelles pouvait accepter le texte, en prenant en compte des circonstances économiques exceptionnelles et le fait que l'Italie a entrepris des réformes structurelles.

L'Italie est "disposée à réfléchir et à discuter avec la Commission européenne de la question de l'ajustement structurel", a déclaré le chef du gouvernement italien.

Sur les 18 milliards de réductions d'impôts prévues, Matteo Renzi a dit qu'une dizaine de milliards d'euros proviendraient du maintien d'une mesure de réduction d'impôt bénéficiant aux bas revenus, mise en place en avril, et 6,5 milliards de la réduction de l'"impôt régional sur les activités productives" (IRAP).

Le gouvernement prévoit en outre un milliard d'euros d'incitations fiscales pour les entreprises qui embauchent de nouveaux salariés à durée indéterminée.

"La différence entre le budget 2014 et celui de 2015, c'est 18 milliards d'euros d'impôts en moins", a-t-il tweeté mercredi.   Suite...

 
Le gouvernement italien a approuvé un projet de budget 2015 prévoyant 18 milliards d'euros d'allègements fiscaux qui ne devraient pas être du goût de la Commission européenne, cette dernière estimant que Rome doit faire davantage pour réduire sa dette. /Photo prise le 2 juillet 2014/REUTERS/Vincent Kessler