Les Bourses européennes aggravent leurs pertes en clôture

mercredi 15 octobre 2014 18h54
 

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont nettement aggravé leurs pertes mercredi après-midi pour terminer sur leurs plus fortes baisses quotidiennes en près de trois ans, le recul des prix à la production aux Etats-Unis ayant renforcé les inquiétudes sur la santé de l'économie mondiale.

Dans un climat de forte aversion au risque, Wall Street a perdu plus de 2% dans les premiers échanges avant de ramener ses pertes autour de 1,5%, tandis que les indices de volatilités rebondissaient fortement.

"Il y a eu une forte accélération du courant de ventes sur les marchés d'actions, avec une aversion au risque exacerbée et généralisée (...) et même un retour de l'anxiété autour des actifs grecs", dit Alexandre Baradez, responsable de l'analyse de marché d'IG France. "Tout cela ne rassure pas les investisseurs; tous les ingrédients sont là pour accentuer les pertes."

À Paris, l'indice CAC 40 est passé sous les 4.000 et a terminé sur un recul de 3,63% à 3.939,72 points. Le Footsie britannique a rétrogradé de 2,83% et le Dax allemand a abandonné 2,87%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a perdu 3,61% et le FTSEurofirst 300 3,22%.

L'indice de la Bourse d'Athènes a encore chuté de 6,25% après avoir déjà perdu 5,7% la veille, tandis que le rendement de la dette souveraine à 10 ans est remonté vers 7,86%, dans un climat d'incertitudes politiques.

Egalement malmenées, la place de Madrid a perdu 3,6% et celle de Milan 4,44%.

L'indice de volatilité de l'EuroStoxx 50, encore appelé "indice de la peur", en fait un bond de 23%, à son plus haut niveau depuis la mi-2012 de 28,76, alors qu'il était à 19 environ il y a une semaine.

A la clôture en Europe, les grands indices américains étaient en recul, tandis que l'indice de volatilité du CBOE prenait 18,43% à 26,98, également à ses plus hauts niveaux depuis la mi-2012.

L'indice Dow Jones est brièvement passé sous la barre des 16.000 points dans les tout premiers échanges à la suite de l'annonce d'une baisse des prix à la production aux Etats-Unis en septembre, pour la première fois depuis plus d'un an, qui suggère que l'économie peine à générer de l'inflation.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES