Areva poursuit sa cure d'austérité pour garder ses notes

mardi 7 octobre 2014 18h38
 

PARIS (Reuters) - Areva a annoncé mardi son intention de réduire ses investissements bruts de 200 millions d'euros à moins d'un milliard par an sur la période 2015-2016 et de céder au moins 450 millions d'euros d'actifs, le spécialiste public du nucléaire cherchant ainsi à éviter une dégradation de ses notes de crédit.

Pénalisé par une demande limitée de la part de ses clients électriciens, le groupe envisage également une émission d'obligations hybrides "dans les meilleurs délais", afin de préparer le refinancement de ses prochaines échéances de dette.

Standard & Poor's a annoncé le 9 septembre la mise sous surveillance des notes du groupe avec "implication négative" et s'est donné 30 jours pour les placer ou non en catégorie "spéculative", ce qui laisse présager une annonce de l'agence de notation dans les prochains jours.

Areva a précisé que cette nouvelle réduction des investissements ne concernait pas ses dépenses stratégiques et de sureté et que les cessions porteraient sur des activités non stratégiques ou des participations minoritaires d'ici fin 2016.

Les nouveaux désinvestissements envisagés intègrent la vente de la participation minoritaire du groupe déjà engagée dans le projet Euronimba de mine de fer en Guinée, dit Areva dans un communiqué.

"Ces nouvelles mesures traduisent la détermination du groupe à poursuivre le renforcement de sa structure financière, en complément des efforts portés depuis trois ans sur l'amélioration de la performance opérationnelle", a souligné le président du directoire, Luc Oursel, cité dans le communiqué.

RENFLOUEMENT ?

Le Journal du Dimanche a rapporté ce week-end que l'Etat français, qui contrôle directement ou indirectement près de 87% du capital d'Areva, réfléchirait à renflouer l'entreprise, dont les besoins atteignent deux à trois milliards d'euros selon l'hebdomadaire.   Suite...

 
Areva a annoncé mardi son intention de réduire ses investissements de 200 millions d'euros à moins d'un milliard d'euros par an sur la période 2015-2016 et de céder au moins 450 millions d'euros d'actifs, le spécialiste public du nucléaire cherchant ainsi à éviter une dégradation de ses notes de crédit. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen