Disney vient au secours d'Euro Disney, massivement recapitalisé

lundi 6 octobre 2014 15h56
 

par Kate Holton et Gwénaëlle Barzic

LONDRES/PARIS (Reuters) - Walt Disney a annoncé lundi une recapitalisation d'un milliard d'euros d'Euro Disney, plombé par une détérioration de sa situation financière et une fréquentation en baisse.

Le groupe qui exploite le parc Disneyland Paris va procéder à deux augmentations de capital totalisant 420 millions d'euros - dont une de 351 millions ouverte à tous les actionnaires - ainsi qu'à une conversion de dette en capital d'un montant de 600 millions d'euros.

Situé à l'Est de Paris, Disneyland Paris a accueilli plus de 275 millions de visiteurs depuis son ouverture en 1992. Mais le parc de loisirs, détenu à 40% par Walt Disney, a souffert de la dégradation de la conjoncture, creusant sa dette à près de 1,75 milliard d'euros et limitant sa capacité à investir.

"Disneyland Paris est la première destination touristique en Europe mais la dégradation de l'environnement économique et le poids de la dette ont fortement impacté ses recettes et sa liquidité", déclare Tom Wolber, président d'Euro Disney, dans un communiqué.

Cette recapitalisation est essentielle pour renforcer sa solidité financière et permettre au groupe de continuer à investir dans le parc, ajoute-t-il.

Ce plan doit permettre à Euro Disney d'améliorer sa situation de trésorerie d'environ 250 millions d'euros, de réduire son ratio d'endettement de 15 à six et d'augmenter sa liquidité, alors que le marasme économique en Europe et la baisse de la fréquentation devraient pénaliser l'exercice 2014.

Il prévoit par ailleurs le report d'échéances de prêts dont la nouvelle date de remboursement est fixée à 2024 tandis que des lignes de crédit seront étendues et rassemblées en un seul crédit renouvelable.

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L'opérateur de parcs à thème Euro Disney annonce lundi un plan de recapitalisation d'un milliard d'euros soutenu et garanti par sa maison mère Walt Disney face à une détérioration de sa situation financière sur fond de recul de la fréquentation. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier