Wall Street salue les chiffres de l'emploi par de forts gains

vendredi 3 octobre 2014 22h23
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en nette hausse vendredi, saluant une solide statistique de l'emploi de septembre mais sur l'ensemble de la semaine les trois grands indices inscrivent leur deuxième perte consécutive.

Les gains ont été constatés sur une base très large et les dix principaux indices sectoriels du S&P-500 ont fini dans le vert, à l'exception de celui de l'énergie qui termine inchangé. Le plus gros gain, de 1,97%, revient au secteur de la santé.

L'indice Dow Jones a gagné 208,64 points (1,24%) à 17.009,69. Le S&P-500 a pris 21,73 points (1,12%) à 1.967,90. Le Nasdaq Composite a avancé de 45,43 points (1,03%) à 4.475,62. Sur la semaine, le Dow a perdu 0,6%, le S&P 0,8% et le Nasdaq 0,8% également.

L'indice S&P-500 est revenu au-dessus de sa moyenne mobile de 100 jours, signe d'une dynamique haussière raffermie, après avoir terminé en deçà de ce seuil les deux séances précédentes.

L'économie américaine a créé plus d'emplois que prévu en septembre - 248.000 - et le taux de chômage est redescendu à son plus bas niveau en plus de six ans, à 5,9%.

La statistique a apaisé ceux qui s'inquiétaient de l'état de la reprise économique outre-Atlantique mais elle n'a pas été solide au point, croit-on, d'influer sur la Réserve fédérale dans l'établissement de son calendrier de la remontée des taux, que les marchés anticipent vers la mi-2015.

"Nous observons un panorama économique plutôt sain, ce qui nous a orientés à la hausse mais cela n'exclut en rien un brusque rétrogradage", tempère Katrina Lamb (MV Financial), ajoutant que ce dernier, s'il se produisait effectivement, serait néanmoins bref.

Les retraites opérées par Wall Street durant la semaine ont été l'occasion pour les investisseurs de pratiquer des achats à bon compte. Le S&P-500 a cédé jusqu'à 2,9% cette semaine et est passé un temps sous sa moyenne mobile de 150 jours, ce qu'il n'avait plus fait depuis novembre 2012. Mais il a récupéré l'essentiel du terrain perdu.

Deux autres statistiques, si besoin était, ont pu elles aussi contribuer à la bonne humeur du marché.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS