L'Insee prévoit une croissance quasi nulle d'ici fin 2014

jeudi 2 octobre 2014 22h07
 

PARIS (Reuters) - L'économie française demeurera en quasi-stagnation jusqu'à la fin de l'année et démarrera 2015 sans élan, selon les dernières projections de l'Insee publiées jeudi, qui hypothèquent la prévision d'une croissance de 1% l'an prochain retenue par le gouvernement pour bâtir le projet de loi de finances.

Le produit intérieur brut de la France progresserait de 0,1% au troisième puis au quatrième trimestres après avoir stagné au premier semestre, la croissance ressortant en moyenne à 0,4% sur l'ensemble de l'année, comme en 2012 et en 2013.

A fin 2014, qui constitue l'horizon de prévision de l'Insee, l'acquis de croissance pour 2015 s'élèverait à 0,1% a précisé Vladimir Passeron, son chef du département de la conjoncture.

L'hypothèse d'une croissance du PIB de 1% l'an prochain, retenue par le gouvernement pour l'élaboration du projet de loi de finances, a été qualifiée d'optimiste par le Haut Conseil des finances publiques qui a estimé qu'elle supposait un redémarrage rapide et durable de l'activité que n'annoncent pas les derniers indicateurs conjoncturels.

L'Insee, qui anticipait encore en juin une progression du PIB de 0,3% aux troisième et quatrième trimestres et de 0,7% en moyenne sur l'année, met en avant la rechute du climat des affaires dans l'ensemble des secteurs d'activité dans le courant de l'été pour expliquer l'abaissement de ses prévisions.

La quasi-stagnation de l'activité jusqu'à la fin de l'année, conforme au profil de croissance constaté depuis le printemps 2011, ne permettrait pas d'enrayer la progression du chômage, dont le taux augmenterait à 10,3% à la fin de l'année (après 10,2% au deuxième trimestre) et à 9,9% en métropole (9,7%).

La consommation des ménages croîtrait peu d'ici la fin de l'année, selon l'Insee, qui s'attend à une progression de 0,2% de leurs dépenses aux troisième et quatrième trimestres, en "lien avec un pouvoir d'achat du revenu qui accélérerait modérément" (+0,8% sur l'ensemble de l'année après avoir stagné en 2013). Au total, la consommation des ménages ne progresserait que de 0,1% sur l'ensemble de l'année.

La hausse des prix à la consommation proche de zéro en septembre reviendrait à 0,4% en glissement annuel à l'horizon de décembre, dans l'hypothèse d'un prix du baril de pétrole stable à 97 dollars et d'un taux de change de l'euro à 1,28 dollar.

En revanche l'inflation sous-jacente, à peine positive cet été, diminuerait encore et serait quasi-nulle à la fin de l'année.   Suite...

 
L'économie française demeurera en quasi-stagnation jusqu'à la fin de l'année et démarrera 2015 sans élan, selon les dernières projections de l'Insee publiées jeudi, qui hypothèquent la prévision d'une croissance de 1% l'an prochain retenue par le gouvernement pour bâtir le projet de loi de finances. /Photo prise le 17 mars 2014/REUTERS/Charles Platiau