La reprise du marché automobile en Europe reste fragile

jeudi 2 octobre 2014 19h15
 

par Laurence Frost et Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Daimler s'est montré jeudi plus pessimiste sur l'évolution du marché automobile mondial, en raison à la fois du ralentissement de la demande dans des pays comme le Brésil et l'Argentine et d'une chute des ventes en Russie, accélérée par la crise ukrainienne et ses répercussions.

S'exprimant lors du Mondial de l'automobile, qui a ouvert ses portes à la presse avant d'accueillir le grand public à partir de samedi, Dieter Zetsche, président du directoire de Daimler, n'anticipe plus qu'une hausse de 3% à 4% du marché mondial contre une précédente fourchette de prévision allant de 4% à 5%.

D'autres dirigeants se montrent également prudents, notamment concernant l'Europe où six années de contraction du marché automobile ont ramené le total des ventes annuelles à un niveau de quelque 20% inférieur à ce qu'il était avant la crise de 2008-2009.

La faiblesse de la croissance économique dans nombre de pays européens conduit certains à se demander si l'écart sera effacé un jour.

"Nous atteindrons peut-être 13 millions ou 13,5 millions (de ventes de voitures neuves en Europe). Mais le marché ne retrouvera pas (le niveau d'avant-crise) de 15,5 millions, j'en suis sûr", avait déclaré mercredi Martin Winterkorn, président du directoire de Volkswagen.

Le marché européen a néanmoins renoué avec la croissance cette année même s'il est difficile d'évaluer la vigueur de la demande sous-jacente en raison de la multiplication de dispositifs d'incitation à l'achat de véhicules neufs mis en place dans différents pays.

Norbert Reithofer, président du directoire de BMW, a déclaré que les niveaux de prix s'étaient améliorés en Europe mais pas autant que ce qu'aurait souhaité le constructeur automobile allemand.

Selon le patron du numéro un mondial des voitures haut de gamme, il faudra plus de trois ans avant que le niveau des ventes en Europe retrouve son niveau d'avant-crise.   Suite...

 
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