Le marché des fusions & acquisitions en France en pleine reprise

mardi 30 septembre 2014 14h45
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Après un redémarrage tonitruant en début d'année, le marché français des fusions et acquisitions (M&A) confirme au troisième trimestre qu'il est sorti de la léthargie dans laquelle il était plongé depuis la crise financière de 2008-2009.

De l'avis de banquiers, la reprise du M&A est bel et bien ancrée, portée une nouvelle fois par un secteur des télécoms en ébullition. A l'image du français Iliad qui a tenté cet été, sans succès pour le moment, de racheter à Deutsche Telekom sa filiale américaine T-Mobile USA.

Les entreprises européennes, qui ont assaini leur bilan et réduit leur endettement pendant la crise, ont retrouvé des marges de manoeuvre financière et veulent profiter de conditions de financement attractives pour trouver des gisements de croissance hors d'une Europe confrontée au marasme économique.

"Les transactions vont se poursuivre. Tous les secteurs sont susceptibles de bouger", dit Alban de La Sablière, banquier d'affaires chez Morgan Stanley à Paris.

"On remarque que le marché a une bonne perception des opérations de M&A", poursuit-il. "L'environnement de taux bas favorise aussi les grandes transactions. Cela met de l'huile dans les rouages."

D'après les données Thomson Reuters, le volume des transactions de M&A a triplé en France (+210%) au cours des neuf premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2013, à 249,6 milliards de dollars (198 milliards d'euros environ).

A lui seul, le troisième trimestre totalise 101,8 milliards de dollars (81 milliards d'euros) de transactions et signe ainsi le meilleur trimestre depuis début 2006.

"Nous sommes repartis sur un cycle haussier", souligne Hubert Preschez, responsable du Corporate Finance pour la France à la Société générale.   Suite...

 
Après un redémarrage tonitruant en début d'année, le marché français des fusions et acquisitions (M&A) confirme au troisième trimestre qu'il est sorti de la léthargie dans laquelle il était plongé depuis la crise financière de 2008-2009. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann