La probable commissaire européenne au Commerce joue l'apaisement

lundi 29 septembre 2014 19h44
 

par Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Cecilia Malmström, probable prochaine commissaire européenne au Commerce, s'est efforcée lundi de rassurer les députés européens en déclarant que les entreprises américaines ne pourraient pas défier les règles européennes si Bruxelles et Washington concluaient le plus grand accord commercial jamais négocié.

Elle a expliqué lors de son audition au Parlement européen qu'elle n'excluait pas qu'une clause très contestée sur la "protection des investissements" soit purement et simplement retirée de l'accord si les Européens jugent qu'elle permettrait aux entreprises américaines de contourner les règles communautaires.

Des associations de consommateurs, des syndicats et certains gouvernements de l'UE craignent de voir le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) en cours de négociation accorder un pouvoir exorbitant aux multinationales américaines s'il institue une procédure de règlement des différends qui permettrait aux entreprises d'attaquer des Etats devant un tribunal arbitral et non devant des magistrats.

"Le mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats tel qu'il existe aujourd'hui soulève plusieurs problèmes, (...) je n'exclus pas qu'il soit retiré", a dit lundi Cecilia Malmström aux députés européens lors d'une audition de trois heures dominée par ce sujet.

"Nous n'allons pas sacrifier le modèle européen au profit du libre-échange", a-t-elle ajouté.

La commissaire désignée, une Suédoise libérale, a toutefois prévenu qu'une telle position de l'UE aurait des conséquences car Bruxelles et Washington veulent que le TTIP serve de référence pour des accords avec la Chine, l'Inde et d'autres.

"Nous avons besoin de ce mécanisme dans des accords commerciaux avec d'autres pays", a-t-elle dit.

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Cecilia Malmström, probable prochaine commissaire européenne au Commerce, s'est efforcée lundi de rassurer les députés européens en déclarant que les entreprises américaines ne pourraient pas défier les règles européennes si Bruxelles et Washington concluaient le plus grand accord commercial jamais négocié.. /Photo prise le 29 septembre 2014/REUTERS/François Lenoir