Air France-KLM va devoir clarifier sa stratégie dans le low cost

lundi 29 septembre 2014 16h16
 

par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - La fin de la grève des pilotes d'Air France lève les inquiétudes immédiates sur le quotidien opérationnel de la compagnie mais la direction du groupe Air France-KLM devra clarifier sa stratégie dans le low cost.

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire à Air France, a décidé dimanche de mettre fin à une grève de 14 jours sans pour autant parvenir à un accord avec la direction quant au futur de Transavia, la marque à bas coûts du groupe.

Pour l'heure, le développement de Transavia Europe, qui prévoyait la création de bases en dehors de la France et des Pays-Bas sur le modèle du système international d'EasyJet, est abandonné au profit de celui de Transavia France.

Direction et syndicats ont toutefois échoué à parapher ensemble un protocole de "fin de conflit", un manquement qui ne lève pas totalement les doutes des spécialistes du secteur.

"Il n'y a pas d'accord entre les deux parties et la capacité de faire passer la flotte de Transavia France de 14 à 37 avions n'est pas confirmée", estime Pierre Boucheny, analyste chez Kepler Cheuvreux, qui chiffre le coût de la grève à environ 300 millions d'euros.

De son côté, un porte-parole d'Air France-KLM reconnaît que les modalités de l'essor de Transavia France "restent à définir."

Le SNPL et la direction du groupe avaient signé en 2007 un accord limitant à 14 avions le nombre d'appareils de la flotte de Transavia France. Le protocole présenté vendredi par Air France supprime cette disposition mais ne cède pas à la principale revendication des pilotes: la mise en place d'un contrat unique pour les pilotes d'Air France et de Transavia.

Certains analystes soulignent cependant que l'abandon de Transavia Europe ne constitue pas en soi une si mauvaise nouvelle, notamment face aux risques d'exécution que posait le projet.   Suite...

 
La fin de la grève des pilotes d'Air France lève les inquiétudes immédiates sur le quotidien opérationnel de la compagnie mais la direction du groupe Air France-KLM devra clarifier sa stratégie dans le low cost. Certains analystes soulignent que l'abandon de Transavia Europe ne constitue pas en soi une mauvaise nouvelle mais ils jugent que le développement de Transavia France est d'une importance primordiale. /Photo prise le 27 septembre 2014/REUTERS/Patrice Masante