Air France-KLM confirme son plan 2020, Manuel Valls hausse le ton

vendredi 26 septembre 2014 21h18
 

PARIS (Reuters) - La direction d'Air France-KLM a soumis vendredi un protocole d'accord aux pilotes de la compagnie avec l'espoir de sortir du conflit qui les oppose depuis douze jours autour du développement de la filiale à bas coûts Transavia.

S'il répond partiellement aux exigences des syndicats, ce texte, qui a obtenu l'appui du Premier ministre Manuel Valls, est "un acte négocié qui est soumis à signature", a dit un porte-parole d'Air France, suggérant qu'il avait recueilli une adhésion des syndicats et pourrait aboutir à la fin de la grève.

Dans un communiqué, le SNPL, le principal syndicat des pilotes d'Air France, a estimé que les propositions de la direction d'Air France ne répondaient pas aux préoccupations des pilotes et réclame la nomination d'un médiateur indépendant pour mettre fin au conflit et favoriser la reprise du travail.

"En signe d'apaisement, le SNPL Air France ALPA sera prêt à lever le conflit dès la nomination de ce médiateur", écrit la syndicat.

Les syndicats et la direction étaient réunis vendredi en fin de journée, l'abandon du projet Transavia Europe fustigé par les premiers ayant permis une reprise des négociations depuis 48h.

Le conseil d'administration d'Air France-KLM avait réitéré dans la matinée "son plein soutien" au plan stratégique du groupe ("Perform 2020") et appelé à la reprise des vols.

Le protocole d'accord en date de vendredi inscrit noir sur blanc l'abandon du projet Transavia Europe, que les syndicats voyaient comme la première étape vers la délocalisation des emplois de la compagnie à bas coûts.

Il supprime la disposition, introduite en 2007 lors de la création de Transavia France, qui limite à 14 avions la flotte de la filiale low-cost, qu'Air France envisage de porter à 37 appareils, uniquement des Boeing 737. Les syndicats réclamaient une flotte homogène mais préféraient l'A320 d'Airbus.

Le texte prévoit un développement dès l'été avec la création in fine de 1.000 emplois. En revanche, il distingue encore les contrats Transavia et Air France alors que le SNPL, syndicat majoritaire, réclamait un contrat unique, arguant qu'il offrait plus de flexibilité.   Suite...

 
La direction d'Air France-KLM a soumis vendredi un protocole d'accord aux pilotes de la compagnie avec l'espoir de sortir du conflit qui les oppose depuis douze jours autour du développement de la filiale à bas coûts Transavia. Le texte a obtenu l'appui du Premier ministre Manuel Valls. /Photo prise le 26 septembre 2014/REUTERS/Jacky Naegelen