Le Medef propose une thérapie de choc contre le chômage

mercredi 24 septembre 2014 14h08
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le Medef propose une thérapie de choc pour créer un million d'emplois en cinq ans en France, dont la remise en cause de la durée légale du travail et un report de l'âge de la retraite, dans un "petit livre jaune" présenté mercredi par son président.

La première organisation patronale française propose aussi, parmi d'autres mesures, de plafonner l'ensemble des impôts payés par les entreprises, nationaux ou locaux.

Elle suggère en outre la mise en place d'un "contrat aidé pour les entreprises", avec un "salaire transitoire" inférieur au smic, complété par des allocations sociales et un volet formation, pour encourager l'embauche de personnes "très éloignées de l'emploi".

Les grandes lignes de ce document d'une centaine de pages, dévoilées par Les Echos le 15 septembre après une fuite émanant sans doute de l'aile la plus dure de l'organisation patronale, ont déjà été dénoncées comme une provocation par les syndicats.

Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre, Manuel Valls, a demandé au Medef de s'abstenir de toute surenchère pour ne pas nuire au dialogue social.

"L'objet de ce document n'est pas de provoquer mais de mettre en débat un certain nombre de sujets", se défend un dirigeant de l'organisation, proche de son aile modérée.

Ces "propositions à débattre", confirme le Medef, visent à "poser les bases d'un nouveau consensus social", lever "verrous" et "blocages" et compléter les baisses de charges d'un pacte de responsabilité jugé insuffisant pour relancer la croissance.

L'organisation et son président admettent cependant qu'une partie d'entre elles "apparaîtront certainement agressives ou caricaturales à certains".   Suite...

 
Le Medef propose une thérapie de choc pour créer un million d'emplois en cinq ans en France, dont la remise en cause de la durée légale du travail et un report de l'âge de la retraite, dans un "petit livre jaune" présenté mercredi par son président Pierre Gattaz. /Photo prise le 12 juin 2014/REUTERS/Philippe Wojazer