8 juillet 2017 / 10:39 / il y a un mois

Veolia a la capacité de faire une acquisition d'ampleur, déclare le PDG

Veolia a la puissance de feu financière nécessaire pour mener une acquisition de grande ampleur, a déclaré samedi son PDG, Antoine Frérot (photo), quelques mois après l'annonce par son rival Suez d'une opération à plusieurs milliards d'euros. /Photo d'archives/Jacky Naegelen

AIX-EN-PROVENCE (Reuters) - Veolia a la puissance de feu financière nécessaire pour mener une acquisition de grande ampleur, a déclaré samedi son PDG, quelques mois après l'annonce par son rival Suez d'une opération à plusieurs milliards d'euros.

Le n°2 mondial de la gestion de l'eau et des déchets derrière Veolia a annoncé en mars le rachat pour 3,2 milliards d'euros de GE Water, filiale de l'américain GE, avec l'ambition de renforcer son exposition à l'international et auprès des industriels.

Prié de dire s'il pourrait envisager une opération de même ampleur, le PDG de Veolia Antoine Frérot a répondu à Reuters : "La taille du bilan le permettrait."

Le PDG, qui disait récemment vouloir privilégier le développement de sa société via la croissance organique, a énoncé les conditions pour que Veolia puisse envisager une opération transformante.

"Encore faut-il que cela puisse générer une ouverture d'activités nouvelles pour l'entreprise de taille très significative et pour une longue période, au moins 10-15 ans", a expliqué Antoine Frérot, lors d'un entretien en marge des rencontres économiques d'Aix-en-Provence.

"Si on trouvait cela, bien évidemment on aurait les moyens de le faire", a-t-il précisé, sans vouloir en dire plus sur les cibles potentiellement en vue.

Il a par ailleurs estimé que le chantier de rénovation du parc de centrales nucléaires françaises représentait une opportunité pour son groupe, qui s'est diversifié tôt dans l'assainissement et le démantèlement d'équipements nucléaires.

Baptisé "grand carénage", ce programme dont le coût est estimé par EDF à 51 milliards d'euros, est censé s'étaler de 2014 à 2025 et doit permettre de prolonger la durée de fonctionnement du parc nucléaire français au-delà de 40 ans.

"Tout ceci, c’est typiquement une activité de traitement des déchets faiblement radioactifs et de dépollution des sites nucléaires", a expliqué Antoine Frérot. "Donc le programme de grand carénage suffirait largement à notre bonheur, en France, s’il était mis en œuvre."

Edité par Emmanuel Jarry

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