L'armée française satisfaite de l'A400M actuel, en attendant mieux

lundi 19 juin 2017 07h29
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le chef d'état-major de l'armée de l'air française a dit avoir une "vision positive" de l'évolution de l'A400M, une position tranchant avec les tensions apparues entre le constructeur Airbus et l'Allemagne, l'autre client clé de l'avion de transport militaire européen aux multiples retards.

Le président de la République Emmanuel Macron arrivera ce lundi à bord d'un A400M pour inaugurer le salon aéronautique du Bourget, qui durera toute la semaine au nord de Paris.

Selon un rapport du ministère allemand de la Défense, auquel Reuters a eu accès début mai, Airbus pourrait avoir besoin de 12 à 18 mois supplémentaires pour résoudre les problèmes entamant l'efficacité opérationnelle de l'A400M.

L'avion géant a pâti en 2016 de difficultés liées à son moteur et l'absence des capacités tactiques prévues dans le contrat, comme le largage de parachutistes par les portes latérales, des équipements électroniques de défense et le ravitaillement en vol d'hélicoptères.

"J'estime que tout ça est désormais en partie derrière nous", a déclaré le général André Lanata, chef d'état-major de l'armée de l'air, à l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE) à l'occasion du salon du Bourget.

Il a jugé "parfaitement vivable" la solution palliative fournie pour la boîte de transmission du moteur en attendant la solution définitive à partir de la fin 2017.

Sur les 11 A400M dont elle dispose, l'armée de l'air en a six opérationnels aujourd'hui, ce qu'il a jugé "très satisfaisant", même si Paris a accepté de les réceptionner sans l'ensemble de leurs fonctionnalités contractuelles.

Un hélicoptère de transport NH90 peut être livré dans la journée à Gao (Mali) par un A400M, de retour en France le soir pour une autre mission, a-t-il observé, parlant de "changement d'échelle" pour le transport aérien militaire par rapport au Transall.   Suite...

 
Le chef d'état-major de l'armée de l'air française a dit avoir une "vision positive" de l'évolution de l'A400M, une position tranchant avec les tensions apparues entre le constructeur Airbus et l'Allemagne, l'autre client clé de l'avion de transport militaire européen aux multiples retards. /Photo prise le 16 juin 2017/REUTERS/Pascal Rossignol