Fiat ne voit pas d'impact du "dieselgate" sur ses objectifs 2018

vendredi 16 juin 2017 22h12
 

VENISE, Italie (Reuters) - Fiat Chrysler Automobiles ne s'attend pas à ce qu'une plainte déposée aux Etats-Unis pour une affaire du type "dieselgate" ait un impact sur ses objectifs de 2018, a déclaré vendredi l'administrateur délégué du constructeur automobile italo-américain Sergio Marchionne.

En mai, le département américain de la Justice a déposé une plainte au civil contre FCA, accusé d'avoir utilisé dans 104.000 véhicules diesel vendus depuis 2014 un logiciel de manipulation des tests d'émissions polluantes, ce qui pourrait lui valoir de lourdes amendes.

Fiat a proposé de revoir ses logiciels pour pouvoir continuer à vendre ses modèles diesel et d'utiliser la version modifiée pour remettre aux normes ces 104.000 véhicules.

S'exprimant en marge d'une manifestation à Venise, Sergio Marchionne a dit s'attendre à ce que les autorités américaines donnent leur feu vert "beaucoup plus tôt" et non pas dans plusieurs mois à la mise à jour du logiciel incriminé proposée par le constructeur.

"Lorsque nous avons fait cette proposition, nous étions prêts à faire la modification immédiatement (...) maintenant cela dépend d'eux", a-t-il dit. "Nous leur parlons (...) nous pensons avoir une solution viable."

Un avocat du ministère de la Justice des Etats-Unis a déclaré cette semaine que cela pourrait prendre des "semaines ou des mois" avant que les régulateurs décident d'approuver ou pas cette solution.

EFFET DE MASSE

L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a accusé Fiat Chrysler en janvier d'avoir équipé 104.000 véhicules diesel vendus aux Etats-Unis depuis 2014 d'un logiciel permettant des émissions polluantes excessives à la suite d'une enquête menée dans la foulée du scandale du "dieselgate" qui a éclaté chez son concurrent Volkswagen.   Suite...

 
Fiat Chrysler Automobiles ne s'attend pas à ce qu'une plainte déposée aux Etats-Unis pour une affaire du type "dieselgate" ait un impact sur ses objectifs de 2018, a déclaré vendredi l'administrateur délégué du constructeur automobile italo-américain Sergio Marchionne. /Photo prise le 30 mai 2017/REUTERS/Heinz-Peter Bader