14 juin 2017 / 10:13 / dans 3 mois

Toshiba: L'offre orchestrée par Tokyo inclut le coréen Hynix

Un consortium mené par le gouvernement japonais pour le rachat de la division semi-conducteurs de Toshiba inclura le sud-coréen SK Hynix. /Photo d'archives/REUTERS/Kim Hong-Ji

TOKYO/SEOUL (Reuters) - Un consortium mené par le gouvernement japonais pour le rachat de la division semi-conducteurs de Toshiba inclura le sud-coréen SK Hynix, a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier, une annonce qui devrait renforcer l‘offre de ce groupe en vue d‘un appel d‘offres très disputé.

La vente de cette activité a donné lieu à tellement de rebondissements de dernière minute qu‘il sera difficile pour le conglomérat d‘annoncer sa décision d‘ici jeudi comme souhaité, avant l‘assemblée générale des actionnaires de la fin du mois.

Toshiba, qui n‘a toujours pas présenté de comptes annuels certifiés au titre de l‘exercice 2016-2017, est contraint de vendre sa division semi-conducteurs afin de compenser les pertes de la filiale nucléaire américaine Westinghouse et de consolider son bilan. Le groupe en difficulté réclame un minimum de 2.000 milliards de yens pour cette activité.

Un fonds public, Innovation Network Corp of Japan (INCJ) a été au centre des efforts du gouvernement pour conserver cette filiale de Toshiba sous contrôle japonais. Mais la composition de ce consortium paraît fluctuer de jour en jour.

Le fonds INCJ était associé à une offre menée par le fabricant de semiconducteurs américain Western Digital la semaine dernière, avec également le fonds d‘investissement KKR, selon des sources proches du dossier.

Mais d‘autres sources avaient dit qu‘INCJ discutait aussi avec Bain Capital, le fonds d‘investissement américain étant disposé à mettre plus d‘argent que ses concurrents.

Selon le journal Asahi, INCJ serait désormais dans un consortium avec Bain, KKR, Hynix et Development Bank of Japan.

L‘offre serait supérieure aux 2.000 milliards de yens (16,2 milliards d‘euros) minimum réclamés par le groupe en difficulté, dit le quotidien japonais qui cite des sources non identifiées.

L‘américain Western Digital, qui exploite avec Toshiba la principale usine de semi-conducteurs du groupe japonais, mais qui est engagé dans un conflit avec Toshiba au sujet de cette vente, ne participerait pas ce consortium. Une source a toutefois dit mercredi que Western Digital discutait encore avec le gouvernement japonais concernant le consortium.

Par ailleurs, Broadcom, autre fabricant américain de puces, associé au fonds d‘investissement Silver Lake, a mis 2.200 milliards de yens sur la table, selon des sources.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par

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