Sanofi investit davantage dans les médicaments biologiques

mercredi 14 juin 2017 14h42
 

par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé mercredi son intention d'investir 600 millions d'euros par an au cours des deux à trois prochaines années dans le domaine à fort potentiel des médicaments biologiques.

Philippe Luscan, vice-président exécutif chargé des affaires industrielles globales de Sanofi, a précisé que ces investissements s'ajouteraient aux 3,3 milliards d'euros déjà consacrés ces cinq dernières années à la production de médicaments biologiques, un montant qui représente la part du lion d'un investissement total de production de 4,7 milliards d'euros.

"Nous voulons aller plus loin", a dit Philippe Luscan à la presse lors d'une conférence consacrée à ce segment.

"En 2012, 43% de notre portefeuille était constitué de biologiques. On était autour de 60% en 2016 et, en 2020, ce pourcentage grimpera encore", a-t-il ajouté.

Les médicaments biologiques, provenant de cellules vivantes et non chimiques, sont considérés comme une réponse prometteuse aux maladies cardiovasculaires et neurologiques ainsi que dans le traitement des cancers.

Ils se distinguent aussi des médicaments traditionnels par des prix parfois très élevés pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros par an pour un traitement.

En mars, la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine de santé, a approuvé la mise sur le marché du Dupixent (dupilumab), un médicament biologique de Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals pour traiter l'eczéma, dont le coût du traitement sera aux Etats-Unis de 37.000 dollars (environ 33.000 euros) par an et par patient.

Sanofi et le suisse Lonza ont annoncé en février une coentreprise à parité pour construire et exploiter conjointement une installation de production à grande échelle d'anticorps monoclonaux.   Suite...

 
Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé mercredi son intention d'investir 600 millions d'euros par an au cours des deux à trois prochaines années dans le domaine à fort potentiel des médicaments biologiques. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Pratta