Bâle: Les banques françaises fustigent le projet d'accord

lundi 12 juin 2017 20h20
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Le projet d'accord de Bâle pour de nouvelles règles prudentielles internationales est "inacceptable en l'état", a déclaré lundi la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF).

"Mieux vaut pas d'accord qu’un mauvais accord", a estimé Marie-Anne Barbat-Layani, alors qu'une réunion du comité de Bâle, potentiellement décisive, doit se tenir en Suède les 14 et 15 juin.

L'inquiétude des banques françaises a été relayée fin mai par le gouverneur de la Banque de France, qui a dit que la France s'opposerait à un accord qui ne prendrait pas assez en compte les méthodes de calculs des risques utilisées par les banques françaises.

Ces dernières utilisent traditionnellement des modèles dits "internes" et estiment qu'une généralisation de la méthode dite "standard", largement pratiquée aux Etats-Unis, leur serait défavorable, notamment pour les crédits immobiliers.

La question d'un plancher minimum de capitaux immobilisés en fonction du degré de risque de certains crédits pose un problème de principe.

"On ne veut pas de 'floor' (plancher)", insiste Marie-Anne Barbat-Layani, pour qui les banques européennes, qui craignent de devoir à nouveau lever des milliards d'euros de fonds propres pour faire face à ces nouvelles exigences, seraient désavantagées par rapport aux grands établissements américains.

La proposition sur la table, qui fixerait le niveau minimum de fonds propres requis à 75% du montant calculé selon la méthode standard, est jugé inacceptable en l'état.

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