La BCE n'envisage plus de baisser ses taux

jeudi 8 juin 2017 16h23
 

par David Mardiste et Francesco Canepa

TALLINN/FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a abandonné jeudi toute référence à d'éventuelles baisses de taux face à l'amélioration des perspectives économiques dans la zone euro, même si la faiblesse persistante de l'inflation l'a amenée à maintenir en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante.

Le statu quo sur les taux et les rachats d'actifs était largement anticipé et c'est davantage sur la tonalité de son discours que la BCE était attendue ce jeudi.

Dans le communiqué accompagnant sa décision, elle a déclaré qu'elle s'attendait à maintenir ses taux à leurs niveaux actuels pour une période prolongée et bien au-delà de la fin de ses rachats d'actifs. Elle a ainsi fait disparaître la mention d'une possible baisse de taux qui figurait depuis longtemps dans cette formule.

Son président Mario Draghi a pour sa part supprimé la référence à des "risques baissiers" pesant sur les perspectives économiques de la zone euro dans sa déclaration préalable à sa conférence de presse.

"Nous considérons que les risques entourant les perspectives de croissance sont dans l'ensemble équilibrés", a-t-il dit.

Eurostat, l'agence européenne de la statistique, a relevé quelques heures auparavant son estimation de la croissance dans la zone euro au premier trimestre, à 0,6% par rapport aux trois mois précédents et à 1,9% sur un an.

La BCE a de son côté relevé ses prévisions de croissance jusqu'en 2019 mais, pour refléter le recul des cours du pétrole, elle a en revanche abaissé ses anticipations d'inflation, qu'elle voit désormais à 1,5% cette année, soit 0,2 point de moins qu'en mars.

Hors énergie et prix alimentaires, elle voit désormais l'inflation de base à 1,4% en 2018 et à 1,7% en 2019, contre respectivement 1,5% et 1,8% en mars.   Suite...

 
Le siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort. La BCE a abandonné jeudi toute référence à d'éventuelles baisses de taux face à l'amélioration des perspectives économiques dans la zone euro, même si la faiblesse persistante de l'inflation l'a amenée à maintenir en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski