Air France-KLM étudie la question des frais de réservation

lundi 5 juin 2017 18h12
 

CANCUN, Mexique (Reuters) - Air France-KLM examine ses relations avec les réseaux de distribution internationaux dans la mesure où des concurrents ont instauré des frais supplémentaires pour réservation via des tierces parties, a déclaré lundi son PDG Jean-Marc Janaillac.

Deutsche Lufthansa a instauré de tels suppléments en 2015 et British Airways ainsi qu'Iberia ont suivi son exemple le mois dernier, impactant lourdement en Bourse des réseaux tels qu'Amadeus, Travelport Worldwide et Sabre.

Air France-KLM étudie la situation et se prépare à être en mesure de prendre quelque direction que ce soit, a dit Jean-Marc Janaillac à la presse lors de l'assemblée annuelle des acteurs du secteur aérien, à Cancun (Mexique).

Pieter Elbers, le PDG de KLM, a observé que les nouvelles technologies, en permettant aux compagnies aériennes d'exercer un contrôle plus grand sur la présentation des tarifs et des produits, changeaient la donne du secteur.

"Cela nous permet des initiatives différentes et des relations différentes" avec les réseaux de distribution internationaux, a-t-il dit sans autre précision.

Jean-Marc Janaillac a répété que les perspectives du marché étaient positives en termes de réservations long-courriers et de revenu unitaire mais il a également souligné que la demande était fragile.

Il a ajouté que les attentats en Grande-Bretagne n'avaient pas jusqu'ici affecté la demande de vols Air France-KLM mais que celle-ci risquait de pâtir d'une extension de l'interdiction des ordinateurs portables en cabine aux vols en partance de l'Europe et à destination des Etats-Unis.

Cela créera de gros problèmes de coûts et de retards, a-t-il expliqué, ajoutant que cela entraverait plus généralement le trafic d'Europe vers les Etats-Unis.

(Victoria Bryan, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

 
Air France-KLM examine ses relations avec les réseaux de distribution internationaux dans la mesure où des concurrents ont instauré des frais supplémentaires pour réservation via des tierces parties. /Photo prise le 14 mars 2017/REUTERS/Philippe Wojazer