May 31, 2017 / 5:23 AM / 2 months ago

AIB suscite un réel intérêt auprès des investisseurs, selon le DG

4 MINUTES DE LECTURE

Allied Irish Bank (AIB) suscite un intérêt manifeste auprès des investisseurs, l'établissement, renfloué par l'Etat voici près de 10 ans, revenant dans le giron du privé, a déclaré mercredi le directeur général Bernard Byrne. /Photo d'archives/REUTERS

DUBLIN (Reuters) - Allied Irish Bank (AIB) suscite un intérêt manifeste auprès des investisseurs, l'établissement, renfloué par l'Etat voici près de 10 ans, revenant dans le giron du privé, a déclaré mercredi le directeur général Bernard Byrne.

AIB, l'une des deux grandes banques irlandaises, a dégagé du bénéfice durant chacune des trois dernières années. Elle est le leader du crédit immobilier dans une économie irlandaise en phase de reprise soutenue.

Dans ce contexte, Dublin a lancé mardi l'introduction en Bourse de l'établissement, avec la mise sur le marché de 25% de son capital, l'une des plus grosses IPO du secteur bancaire en Europe depuis la crise financière de 2008.

L'Etat irlandais, qui possède 99% du capital d'AIB, avait injecté 21 milliards d'euros dans la banque en un moment où l'ensemble du secteur bancaire irlandais s'était retrouvé au bord du gouffre.

Il espérait réaliser la privatisation partielle d'AIB à la fin de 2016 avant d'opter pour 2017, en raison de conditions de marché jugées défavorables à l'époque.

"Le contexte d'une économie irlandaise solide et d'une économie européenne qui croît ainsi qu'une marque forte impliquent qu'il y a un intérêt très sérieux des investisseurs", a dit Byrne à la chaîne nationale RTE.

Même si une pénurie immobilière chronique est susceptible de freiner la croissance du crédit, les investisseurs sont attirés par la prévision d'AIB voulant que l'ensemble du marché irlandais doublera pratiquement à 10 milliards d'euros à moyen terme, a expliqué Byrne, estimant que la participation sera sans doute répartie entre plusieurs institutionnels qui adopteront une perspective de long terme.

Le ministre des Finances Michael Noonan n'a pas dit combien il escomptait retirer de l'opération, ne voulant pas, selon son propre aveu, soumettre les investisseurs à la tentation de faire baisser le prix avant la publication de la fourchette indicative à la mi-juin.

L'opération pourrait dégager dans les trois milliards d'euros, sur la base d'une valeur comptable de 11,3 milliards d'euros fin 2016 et compte tenu du fait que la banque a continué de produire du capital et a repris le versement du dividende, à hauteur de 250 millions d'euros ce mois-ci, de l'avis des analystes.

Sur la base du flottant et de l'hypothèse d'une amélioration des finances de l'établissement cette année, le prix sera sans doute inférieur à cinq euros par action, selon IFR, un service de Thomson Reuters.

Pour Noonan, le prix pourrait monter un peu si les conservateurs remportent une forte majorité à l'occasion des élections britanniques du 8 juin. Mais un sondage publié peu après ses déclarations montre qu'ils risquent en fait de perdre leur majorité.

Un risque limité pour AIB, de l'avis de Byrne. "Le marché britannique valorisera les actions des banques à partir des marchés où elles opèrent; donc, cet élément positif est là pour rester à mon avis", a-t-il observé.

AIB cotera ses titres à Dublin et à Londres.

Bank of America Merrill Lynch, Davy Stockbrokers et Deutsche Bank sont co-chefs de file, tandis que Citigroup, Goldman Sachs, Goodbody Stockbrokers, JPMorgan et UBS sont teneurs de livres.

Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service français

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