Le PIB britannique révisé en baisse à 2,0% sur un an au T1

jeudi 25 mai 2017 12h04
 

LONDRES (Reuters) - La croissance de l'économie britannique au premier trimestre a ralenti davantage qu'initialement estimé en raison de la hausse de l'inflation dans la foulée du "Brexit", évolution qui a affecté les dépenses des ménages, montrent les statistiques officielles publiées jeudi.

A tout juste deux semaines des élections législatives du 8 juin, l'ONS, l'institut national de la statistique, a annoncé que le produit intérieur brut (PIB) du pays avait progressé à son rythme le plus lent au cours des trois premiers mois de l'année.

Par rapport au quatrième trimestre 2016, la croissance est en effet ressortie à 0,2% sur la période janvier-mars contre 0,3% estimée auparavant.

La plupart des économistes interrogés par Reuters s'attendaient à ce que cette estimation soit confirmée car le PIB était déjà en net ralentissement par rapport à la croissance de 0,7% enregistrée au cours des trois derniers mois de 2016.

Sur un an, la croissance a également été révisée en baisse, à 2,0%, contre une estimation initiale de +2,1%.

"La croissance du PIB du Royaume-Uni a ralenti (...) dans un contexte de baisse des secteurs tournés vers la consommation, comme le commerce de détail et logement, et d'un ralentissement des dépenses des ménages. Cela s'explique en partie par la hausse des prix", a souligné l'ONS.

Ajustées de l'inflation, les dépenses des ménages au premier trimestre de 2017 ont augmenté de seulement 0,3%, soit la croissance la plus faible depuis les trois derniers mois de 2014.

L'économie britannique, qui a progressé l'an dernier de 1,8%, soit l'un des taux de croissances les plus élevés au sein du G7, dépend toujours largement des dépenses de consommation, qui sont cette année sous la pression accrue d'une inflation galopante.

Dans la foulée du vote en juin dernier des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne, la livre a subi une sévère dépréciation et les magasins sont depuis contraints d'augmenter leur prix pour compenser cet impact.   Suite...

 
La croissance de l'économie britannique au premier trimestre a ralenti davantage qu'initialement estimé en raison de la hausse de l'inflation dans la foulée du "Brexit", évolution qui a affecté les dépenses des ménages. /Photo d'archives/REUTERS/Russell Cheyne