Akzo Nobel doit défendre son autonomie en justice

lundi 22 mai 2017 12h23
 

par Toby Sterling

AMSTERDAM (Reuters) - Le contentieux entre Akzo Nobel et certains de ses actionnaires mécontents du rejet par le groupe néerlandais de l'offre de 26,3 milliards d'euros de son concurrent américain PPG Industries, s'est déplacé sur le terrain judiciaire lundi.

Le fonds spéculatif britannique Elliott Advisors, soutenu par plusieurs investisseurs institutionnels, tente de convaincre les juges de la Chambre des entreprises d'Amsterdam d'ouvrir une enquête sur la gestion d'Akzo Nobel et d'imposer une assemblée générale extraordinaire (AGE) qui se prononcerait sur l'éviction du président Antony Burgmans.

La Chambre devrait rendre son verdict en l'espace d'une semaine, suffisamment tôt pour que PPG décide s'il lancera le 1er juin une OPA en bonne et due forme sans le consentement du conseil de surveillance d'Akzo ou s'il s'abstient pour six mois au moins.

Rien n'est joué pour aucune des deux parties.

De l'avis d'avocats néerlandais, les actionnaires auront du mal à convaincre les juges que la gouvernance d'Akzo Nobel est à ce point médiocre qu'elle justifie une enquête.

Akzo de son côté devra dire clairement pourquoi il a rejeté une fois de plus les propositions de PPG le 8 mai dernier.

Pour l'heure, le groupe néerlandais explique que la fusion serait préjudiciable au personnel, que les cultures d'entreprise ne sont pas compatibles, que l'opération risque de susciter des problèmes de concurrence, qu'elle nuirait à l'environnement et que préserver son indépendance va dans l'intérêt général.

Autant d'arguments qui laissent certains de marbre. "PPG est une entreprise industrielle (...) qui a présenté une proposition sérieuse et Akzo se doit, pour le bien de ses salariés et de ses actionnaires, d'expliquer pourquoi il veut faire cavalier seul", estime Paul Koster, de l'association d'actionnaires néerlandais VEB.   Suite...

 
Le contentieux entre Akzo Nobel et certains de ses actionnaires mécontents du rejet par le groupe néerlandais de l'offre de 26,3 milliards d'euros de son concurrent américain PPG Industries, s'est déplacé sur le terrain judiciaire lundi. /Photo d'archives/REUTERS/Jerry Lampen