12 mai 2017 / 14:55 / dans 4 mois

Evans (Fed) pourrait se contenter de deux hausses de taux en 2017

Il serait très étonnant que la Réserve fédérale relève encore ses taux directeurs plus de deux fois cette année et elle pourrait même se limiter à une seule hausse supplémentaire si les perspectives de l'inflation se dégradaient, estime Charles Evans (photo), le président de la Réserve fédérale de Chicago. /Photo prise le 23 mars 2017/REUTERS/Juan Medina

DUBLIN (Reuters) - Il serait très étonnant que la Réserve fédérale relève encore ses taux directeurs plus de deux fois cette année et elle pourrait même se limiter à une seule hausse supplémentaire si les perspectives de l‘inflation se dégradaient, estime Charles Evans, le président de la Réserve fédérale de Chicago.

La Fed a relevé ses taux en mars et ses responsables avaient laissé entendre à ce moment-là qu‘il fallait s‘attendre à deux hausses supplémentaires d‘ici la fin de l‘année.

“Je peux imaginer que la croissance soit à ce point forte et que l‘inflation accélère si vite que nous ayons plus que ça mais ça m‘étonnerait beaucoup que ça se passe cette année”, a déclaré Charles Evans vendredi.

“Si l‘inflation remonte sans faillir vers les 2%, je peux envisager deux hausses de plus cette année”, a-t-il poursuivi. Mais dans la mesure où les anticipations d‘inflation ne se renforcent pas autant qu‘il le souhaiterait, Evans ajoute qu‘il pourrait aussi bien “se satisfaire d‘une seule si les incertitudes se multipliaient autour des perspectives d‘inflation”.

Charles Evans a par ailleurs dit que l‘institut d‘émission pourrait commencer à dénouer progressivement son bilan pour le ramener à la normale sur une période de trois à quatre ans, en commençant dès cette année.

Le bilan, qui atteint les 4.500 milliards de dollars (4.120 milliards d‘euros) actuellement, pourrait être réduit mois par mois jusqu‘à atteindre un montant qui resterait vraisemblablement supérieur à 800 milliards de dollars, a expliqué Evans.

“Il serait raisonnable de prélever un montant chaque mois que le Trésor puisse absorber”, a-t-il dit.

“Il faut faire en sorte que le dégonflement du bilan soit progressif mais suffisant pour parvenir à un niveau normal sans trop tarder, disons en l‘espace de trois à quatre ans”.

Padraic Halpin et John Geddie, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Bertrand Boucey

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