Thyssenkrupp revoit ses prévisions, le titre baisse

vendredi 12 mai 2017 12h22
 

par Georgina Prodhan

FRANCFORT (Reuters) - Le groupe industriel Thyssenkrupp a relevé vendredi sa prévision de bénéfice pour 2017 mais a dit s'attendre à un flux de trésorerie disponible ("cash flow") négatif en raison d'une hausse du fonds de roulement dû notamment à l'augmentation des prix des matières premières.

Ce relèvement, jugé insuffisant, et la projection de trésorerie déçoivent les analystes.

Le titre du conglomérat allemand, qui a touché un plus bas de cinq mois, perd 2,83% à 21,635 euros vers 9h55 GMT, deuxième plus forte baisse à la Bourse de Francfort qui avance de 0,07% au même moment.

Les hausses des prix de l'acier ont commencé à se répercuter sur les résultats de la société, faisant grimper de 23% au cours du deuxième trimestre de son exercice le chiffre d'affaires de sa filiale Steel Europe que le groupe espère fusionner avec les activités européennes de Tata Steel.

Mais la progression des prix des matières premières a affecté les bénéfices de la division acier - qui ont chuté de 29% - et le flux de trésorerie disponible qui est devenu négatif à hauteur de 139 millions d'euros sur la période janvier-mars.

ArcelorMittal, premier producteur mondial, a lui annoncé un bénéfice brut d'exploitation au premier trimestre plus que doublé, grâce à l'augmentation des expéditions d'acier et à la hausse des prix du minerai de fer.

Le directeur financier de Thyssenkupp, Guido Kerkhoff, a souligné que des délais plus longs expliquaient que la hausse des prix de l'acier tarde à se refléter dans les résultats.

"Thyssenkrupp continue à croître", a-t-il dit à la presse, notant une hausse de 32% des commandes au deuxième trimestre.   Suite...

 
Le groupe industriel Thyssenkrupp a revu vendredi à la baisse son objectif de flux de trésorerie disponible ("cash flow") pour 2017, disant maintenant s'attendre à ce qu'il soit négatif en raison d'une hausse du fonds de roulement dû notamment à l'augmentation des prix des matières premières. /Photo d'archives/REUTERS/Wolfgang Rattay