E.ON et Uniper montent en Bourse après leurs résultats

mardi 9 mai 2017 15h50
 

par Christoph Steitz

FRANCFORT (Reuters) - L'électricien allemand E.ON a publié mardi un bénéfice légèrement inférieur aux attentes, un résultat qu'il impute à une hausse de ses frais de réseaux et de ses coûts d'approvisionnement en Grande-Bretagne et en Allemagne et à des travaux d'entretien plus longs que prévu sur l'une de ses centrales nucléaires.

Cette annonce n'empêche pas le titre E.ON d'afficher la plus forte hausse de l'indice Euro Stoxx 50 avec, vers 13h30 GMT, un gain de 4,15% à 7,39 euros alors que l'indice regroupant les "utilities" européennes prenait 0,36%.

La bonne tenue de l'action s'explique surtout par le soulagement des investisseurs de voir E.ON confirmer ses prévisions 2017, soit un résultat d'exploitation ajusté compris entre 2,8 et 3,1 milliards d'euros et un bénéfice net ajusté allant de 1,2 à 1,45 milliard.

A l'instar de son concurrent allemand RWE, E.ON a entrepris l'an dernier la plus vaste restructuration de son histoire en se scindant en deux pour mieux s'adapter à l'engouement pour les énergies renouvelables, la chute des prix de gros de l'électricité et la décision de l'Allemagne d'en finir avec le nucléaire d'ici 2022.

E.ON a gardé les activités énergies renouvelables, les réseaux et les services tandis que la production d'électricité classique et le négoce énergétique ont été versés dans une nouvelle entité appelée Uniper, encore détenue à 46,65% par E.ON.

Cette dernière a également publié ses résultats du premier trimestre, marqués par une baisse moins marquée que prévu de son bénéfice opérationnel du fait de réduction des coûts. L'action Uniper avançait de 1,66% à 16,49 euros.

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L'électricien allemand E.ON a publié mardi un bénéfice légèrement inférieur aux attentes, un résultat qu'il impute à une hausse de ses frais de réseaux et de ses coûts d'approvisionnement en Grande-Bretagne et en Allemagne et à des travaux d'entretien plus longs que prévu sur l'une de ses centrales nucléaires. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender